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(gauthier) filthy world.

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black opium de ysl

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MessageSujet: (gauthier) filthy world. 8/1/2018, 17:04



GAUTHIER LANNAUD

featuring evan peters

NOM : lannaud, un patronyme que tu portes sans fierté ni sans honte. un simple nom de famille comme il y en a des tas, bien qu'il t'ait valu des blagues de mauvais goût durant ton enfance. "gauthier lannaud", faudrait plutôt enlever le "o" qu'ils disaient. même pour tes professeurs t'étais l'âne de la classe, et ce en dépit de ton quotient intellectuel au-dessus de la moyenne. PRÉNOM : gauthier, le pendant anglais de walter à ce qu'il paraît. à une lettre près t'aurais pu être étroitement lié au célèbre walker texas-ranger, mais force est de constater que tu n'as ni sa notoriété, ni son héroïsme. ÂGE : vingt-huit piges que ta présence sur cette foutu terre n'empêche pas le monde de tourner. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 20/09/89 - paris, france. t'as pointé l'bout de ton nez sans te douter de ce qui t'attendait à l'arrivée. à peine né, y'avait déjà une couille dans le mécanisme. un bébé tout neuf mais un coeur tout rouillé. ORIGINES : françaises. tu fais pas dans l'originalité, tes parents non plus, et encore moins tes grands-parents. pour le reste, t'as jamais réellement eu envie de reconstituer ton arbre généalogique. d'ici ou d'ailleurs, ça change pas grand chose. ORIENTATION SEXUELLE : t'es purement hétérosexuel. tu n'as jamais été attiré par autre chose que par les courbes féminines. STATUT CIVIL : célibataire. tu ne cherches pas vraiment à apporter d'autres complications à une vie déjà suffisamment complexe. ÉTUDES/MÉTIER : surveillant dans un lycée. situation curieuse, toi qui aurait bien besoin d'être surveillé en retour. t'es l'gars cool avec les élèves, ça pause des problèmes. PASSION(S) : t'es pas un passionné, gauthier. tu n'retiens de la vie que sa fadeur depuis que t'es un môme. depuis que t'es trop rouillé pour vivre comme les autres. GROUPE : tu sauras, céline dion. RANG : black opium, yves saint-laurent. "in a dark room we fight, make up for our love". PV, SCÉNARIO, PRÉ-LIEN OU PERSONNAGE INVENTÉ : inventé depuis un petit bout de temps maintenant.

- ✻ -

CARACTÈRE : (ABC) authentique, aventureux, borné, critique, curieux, cynique. (DEF) débrouillard, défaitiste, désinvolte, entêté. (GHI) humble, imprudent, indomptable, insouciant, intelligent. (JKL) joueur, loyal, lucide. (MNO) méfiant, modeste, moqueur, nonchalant, observateur, obstiné. (PQR) protecteur, provocateur, réfléchi, revêche. (STUV) sarcastique, sensible, subtil, tenace, têtu.


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? t'aimes pas particulièrement la capitale. pas plus que n'importe quel autre endroit sur cette terre cabossée. la vérité c'est que t'aimerais être partout ailleurs qu'enfermé entre les quatre murs de ta vie de merde au mécanisme érodé. DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : sournoise, subversive, trappeuse. DÉCRIS L'AMOUR EN TROIS MOTS : sournois, subversif, trappeur.

AVEC DES SI, ON METTRAIT PARIS EN BOUTEILLE. ET TOI, QUEL EST LE DETAIL QUI AURAIT PU CHANGER TA VIE ? ton putain de coeur, gauthier. celui qu'est rouillé, celui qui déraille. cette fichue machine qui aurait dû te faire vivre plutôt que d'te faire attendre la mort comme un chien.



t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 8/1/2018, 17:07



l'encre de tes yeux

la vie comme un poème dont tes sourires étaient les vers

Tu laisses le temps filer. Tes pieds touchent à peine le sol, tant et si bien que tu les balances frénétiquement dans le vide. Tu restes silencieux, assis là, sur ce banc de touche que tu connais si bien. Tes ongles grattent machinalement les rebords en bois, c’en est presque devenu un mécanisme, un réflexe naturel qui t’aide à voir s’écouler les minutes devant toi un peu plus aisément. Ça fait bien longtemps que le professeur ne te prête plus aucune attention, et tu lui en veux à peine. Depuis le temps, c’est un peu comme si tu faisais partie du matériel. T’es devenu cette sorte d’élément immuable qui n’observe pas les saisons, mais que les saisons observent. Toi en revanche, tu ne regardes rien en particulier. Au début c’est vrai, t’aimais scruter l’horizon, là où tu pouvais encore distinguer tes camarades tester leur endurance autour du terrain de sport. La vérité c’est que désormais, tu détestes ça. D'abord parce que tu les reconnais de là tous ces gamins qui se moquent de toi, l'môme marginal la tête fourrée sous la capuche noire. Leurs rires n'ont de cesse de raisonner dans ta caboche pourtant si pleine. Et puis parce que tu les envies aussi, en plus de les haïr. Tu les jalouses parce que t'aimerais tellement savoir ce que ça fait, toi, de fendre l'univers ; de courir plus vite encore que ton coeur n'aurait jamais pu battre. Parce que lui, ce putain de coeur, il ne s'est jamais emballé au creux de ta poitrine quand il l'aurait fallu. Finalement, t’as jamais eu le loisir de te sentir réellement vivant bonhomme. Un maigre résumé et un doux euphémisme au goût âpre de regrets éternels.

T'es claustrophobe. Ou tout du moins, tu l'es devenu. Cette pièce est immense pourtant, mais à l'intérieur de toi, tout est étriqué. Ton attention ne se porte que trop difficilement sur la fenêtre qui se trouve à ta droite. Les carreaux te paraissent tout à coup si opaques, et les rideaux si épais. T'as l'impression de manquer d'air. Si tant était que tu puisse regarder ailleurs, tu le ferais. Mais t'arrives pas à poser ton regard sur elle. Tu sais que de son côté, elle s'est déjà insinuée au plus profond de ton esprit en un seul coup d'oeil. Tu trouves ça cruellement malsain comme situation. Elle te dérange et tu détestes ça autant que cette fenêtre close, t'en es certain. « Gauthier... » Au ton qu'elle emploie, tu devines qu'elle va te poser une question, ce genre de question embarrassante qui ne sert à rien d'autres qu'à jauger à quel degré t'es prêt à lui parler. Tu préfères l'arrêter au vol. T'es pas prêt du tout, la voilà sa réponse. « J'vous arrête tout de suite, si j'suis là c'est uniquement parce qu'on m'a pas laissé le choix. J'tiens à mettre tout de suite les choses au clair, j'ai absolument pas l'intention de répondre à vos questions tordues ni de donner mon avis sur des tâches d'encre sordides, et encore moins de m'allonger sur ce divan de frappé mental. » D'un geste bref de la tête, tu désigne ce fameux sofa à la romaine dont le cuir légèrement gondolé te donne une vague idée du nombre de personnes qu'il a déjà vu passer. Tu lâches un lourd soupir entre agacement et lassitude. « Je n'attends pas ça de toi, Gauthier. Mon but est avant tout de... » « On n'a pas élevé les cochons ensemble docteur. » Tu ignores où, mais tu trouves finalement la force de la regarder dans les yeux, ces mêmes yeux dont le vide expressif flagrant te fais douter un instant de l'impact de tes mots. Seul l'un de ses sourcils légèrement arqué te conforte dans l'idée qu'elle attends de toi quelques explications. C'est bien les psy ça. Toujours là à prétendre que la moindre de vos paroles les intéresse plus que de raison. Foutus hypocrites. « Pourquoi vous me tutoyez ? » Ses lèvres aussi fines que des feuilles de brique jusqu'alors restées figées se déforment dans un rictus qui te rend inconfortable. Comme tout le reste d'ailleurs. Elle se fout de ta gueule. Tu détournes le regard. « Un certain climat de confiance est nécessaire avant toute confrontation. Mais... qu'est-ce qui t'effraie tant dans le fait d'être ici, dis-moi ? » Tu ferais bien d'inspirer une bouffée ou deux, auquel cas tes joues risquent de s'empourprer très vite. Nuance de colère, de vexation ou d'embarras. Peut-être bien les trois à la fois. « Vous voyez, c'est à ce genre de questions tordues que je faisais référence. » Pour toute réponse, c'est le silence qui l'accompagne. Un silence trop long, trop lourd. Tu ne quittes plus les rideaux du regard. Ils semblent immuables, inévitablement immobiles. Y'a pas d'air, et toi t'a la sensation d'étouffer. Ce qui t'aiderait, c'est quelle cesse de creuser à l'intérieur de toi de son regard inquisiteur. Tu le devines. Tu te demandes d'ailleurs si elle n'est pas plutôt paléontologue. L'un ou l'autre, tu exècres sincèrement cette façon qu'elle a de te mettre mal à l'aise. Tu ronges machinalement les petits bouts de peau qui entourent tes ongles, ignorant délibérément le contour de ces derniers qui rougit considérablement. La vérité, c'est que tu supportes beaucoup mieux cette douleur-là. C'est rien comparé à l'humiliation d'être enfermé dans ce bureau lugubre face à quelqu'un qui a la prétention de pouvoir t'aider. « J'ai pas besoin de vous, j'suis pas fou. » « Non, mais tu es troublé Gauthier. » Y'a un orage qui traverse tes yeux sombres. T'es malade physiquement, pas mentalement. La seule chose qui te trouble ici, c'est son regard sans vie, aussi inanimé que le reste de la pièce. Autant que son bureau en bois de chêne. Autant que le riche lustre dont les pampilles semblent de regarder avec insistance. Tout ici t'observe. T'es aussi bien ici que tu ne le serais solidement attaché à des rails de train. Tu veux partir. Tu te lèves de ta chaise comme si tu étais monté sur ressorts alors que tu te rends finalement compte que toute cette merde est ridicule. « Ecoutez, sauf votre respect docteur, votre prétention se rapproche drôlement de la bêtise si la seule raison pour laquelle vous aimez à me qualifier de "personne troublée" n'est rien d'autre que le fait que je refuse de vous parler. Désolé mais j'crois pas à votre espèce de thérapie magique. Si j'attendais un quelconque miracle, j'aurais fait appel à un sorcier vaudou. J'imagine que vous seriez à peu près égaux en matière de charlatanisme, j'me trompe ? » Tu guettes une réponse de sa part, n'importe quoi... mais ce n'est rien d'autre que machinal. Tu n'attends rien. Mieux encore, tu préférerais qu'elle se taise. T'ignores si c'est ce qu'elle fait, mais quand bien même elle aurait tenté de te rattraper par quelques mots, tu étais déjà bien trop loin pour les attraper au vol.
Quelques mois plus tard. La séance se termine dans le silence le plus complet. Elle a bien dû te gratifier d'un "merci" poli, mais t'as l'esprit tellement fuyant que tu n'y as accordé aucune réelle attention. T'as le regard dans le vide, heureusement que tu connais le chemin vers la sortie par cœur. D'ailleurs, cette idée t'effraie quelque peu lorsque tu prends le temps de t'y attarder. C'est un peu comme si tu vivais ici, et elle te dérange pas mal cette image toi qui n'aurais jamais voulu foutre de nouveau les pieds ici, tu te retrouves à t'y rendre trop régulièrement à ton goût. Le goût amer de la capitulation sans doute. Le plus ironique - et le plus triste à fortiori - c'est que contre toute attente, tu trouves un certain confort à cette situation pourtant humiliante. Quel être pathétique tu fais, n'est-ce pas ? Si seulement t'avais eu le courage de faire preuve d'assez de force d'esprit pour refouler ce semblant de sécurité qui te rassure aussi curieusement que sûrement. La vérité, c'est que tu te contentes de jouer ton rôle sans broncher, et elle fait de même. Du moins, elle le faisait jusqu'alors.  « Gauthier, puis-je me permettre de te demander de rester quelques minutes de plus ? Il y a quelque chose dont j'aimerais te parler. » Tu prends quelques secondes pour regarder tes doigts, déjà prêts à ce que tu leur commande de presser la poignée. Tes pieds sont vissés au sol alors que tu oscille entre le devoir de rester ici, et l'envie de fuir. « Le problème, c'est que ça impliquerait que vous dépassiez votre cota d'heures, docteur. Et autant que vous le sachiez, je n'ai absolument pas l'intention de payer pour ce genre de petits suppléments. » Il n'y a que la porte qui fasse encore obstacle à ta fuite, et tu te surprends à prier tous les dieux auxquels tu ne crois même pas, simplement pour qu'elle ferme les yeux et te laisse aller retrouver tes démons. Tu doutes toutefois sincèrement de l'efficacité de ces pathétiques supplications. « Gauthier, regarde-moi s'il te plaît. » Tu laisses échapper un rire bref, sans joie, presque inaudible. Tu refuses de poser les yeux sur elle, parce que c'est précisément ce que tu tentes d'éviter depuis que tu es ici, pensant naïvement parvenir à berner son foutu sixième sens ou qu'importe ce dont il pouvait bien s'agir d'autre. T'as passé l'heure entière à faire en sorte que ton regard échappe au sien en caressant le parquet rainuré des yeux de manière aléatoire, et visiblement tout aussi suspecte. Finalement, tu te décides à te retourner, laissant ainsi tes yeux encore rougis et boursouflés témoigner de tes faiblesses inavouables mais honteusement nécessaire pour un pauvre mec perdu comme toi. Tes pupilles anormalement dilatées fixent le vide, le perçant de toute part dans le but de trouver en vain une quelconque accroche. Mais la seule que tu puisses dénicher, c'est le regard à la fois insistant, inquiet et désillusionné de ta psychologue. Alors tu accueilles son soutien, la mort dans l'âme. « Tu te trompes d'ennemi mon garçon. » Tu la vois secouer légèrement la tête et tu l'imites inconsciemment alors que t'es sûrement dans le même état d'esprit qu'elle. « J'crois pas nan. » De toute façon, qu'est-ce que ça peut bien lui foutre à elle ? Et qu'est-ce que ça peut bien te foutre à toi ? T'es plus qu'une vieille bécane usée qui finira bien par lâcher un jour ou l'autre. Attendre n'est rien d'autre qu'une belle perte de temps. « C'est toi qui devrais courir après la vie Gauthier, pas l'inverse... » Si t'en avais encore la force, tu lui rirais au nez. Ils sont toujours là partout autour de toi ces gens plein de bons sentiments. Ils t'harassent. Et toi tout ce que tu souhaiterais, c'est qu'ils se taisent, qu'ils te laissent tranquille sur le bord d'un trottoir. Tu t'en moques. Leur pitié t'en veux pas. « Croyez bien qu'on ne m'a pas vraiment laissé le choix quand on m'a administré un coeur rouillé. Voyez, même votre foutu Dieu à deux balles trouve que j'vaux pas assez le coup, il préfère me refourguer du matos en solde. Remarquez, c'est compréhensible, si on était tous logés à la même enseigne, personne ne saurait apprécier sa chance. Manque de pot, lui et moi on doit pas avoir le même sens de l'humour. » Tu jurerais que l'expression de son visage a changé du tout au tout. Elle non plus ne rit visiblement pas des mêmes choses que toi. Il paraît qu'on ne rit pas de ces choses-là. « Il s'agit là d'un sujet on ne peut plus sérieux Gauthier, l'auto-destruction n'a jamais été un remède. Et si parfois tu as la sensation que ces... choses... ont la capacité d'anesthésier tes douleurs quelles qu'elles soient, tu te trompes... Ecoute, je peux... » « Nan désolé, j'en ai assez de vous écouter, doc'. C'est votre rôle, pas le mien. Moi, je suis simplement chargé de jouer les perturbés mentaux pour votre bon confort, celui de mon père, de ma mère et de tous ceux qui ont un semblant d'affection pour moi ou au moins le prétendent. Mais vous pouvez bien avoir tous les diplômes du monde, vous ne serez jamais à ma place. Alors par pitié, arrêtez de faire semblant de savoir ce qui est bon pour moi. J'ai déjà une mère... alors restez à votre place. Croyez-moi, elle est bien plus confortable. »

Comme chaque fois, tu t'y réfugies. A l'abri des regards, tu regagnes ce coin de la cour qui t'a toujours semblé être assez en retrait pour que personne ne te chope. Lorsqu'on t'as embauché ici, on t'a pourtant fait signer une espèce de charte du genre à couper les couilles à tous ses petits mecs en devenir et à maintenir les jolies minettes trop avides de nouvelles expériences à distance. De quoi éviter un bon nombre de transgressions. Bref, un bon vieux règlement d'école conservateur et emmerdant comme t'en as plus vu depuis quelques années maintenant. Sauf que c'est précisément d'ici que résulte le problème : on te paie pour surveiller des gosses alors que tu prends toi-même un malin plaisir à déroger à ces règles bidons. Pour être honnête, tu t'en fiches pas mal. T'auras à dire que t'es plus un élève désormais, et t'aime à croire - même à tort - qu'en tant que pion, t'es exempt de toutes ces conneries. Tu sors une roulée de ta poche de jean dans le but de la consumer dans la foulée, si seulement personne ne t'avait interpellé. « Tu m'en passes une ? » Tu planques bêtement la cigarette en question derrière ton dos. Là c'est clair, c'est pas suspect pour un sou. Idiot. « J'vois pas de quoi tu parles. » De mieux en mieux. La réplique aussi inefficace que banale que servent en général tous les beaux abrutis qui se font prendre en flagrant délit ne t'aide pas franchement à te disculper. La jeune fille balance ses cheveux en arrière d'un coup de main maîtrisé avant de reprendre la parole. « Arrête... » Elle rit, et tu te contentes de la regarder, sûrement parce que dans ces circonstances, t'as pas grand chose d'autre à faire qui soit un minimum adapté à la situation. « Je t'ai vu rouler tes clopes tout à l'heure en permanence. Je t'ai imaginé bon nombre de qualités je dois l'admettre, mais la faculté de discrétion ne fait désormais plus partie de la liste. » Elle hausse les épaules, un sourire narquois accroché à ses lèvres. « Blanche, tu préférerais pas retourner là-bas avec tes camarades de classe ? J'vais finir par me faire prendre si tu traînes sans arrêt dans mes pattes. Et puis de toute façon, c'est pas bon pour c'que t'as. » Tes propos se veulent emplis d'autorité mais le ton que tu emploies se charge d'alimenter le paradoxe. « J'ai pas envie... ils m'ennuient. » Tu t'attendais à ce genre de refus de sa part. Ce n'est aucunement dans ses habitudes de se laisser dicter sa conduite. « Quant à la cigarette, ce n'était absolument pas une question. » Elle sourit malicieusement tandis qu'elle se glisse vers toi, anéantissant ainsi les quelques centimètres qui vous séparaient encore. Ce n'est que lorsque tu sens sa main s'introduire audacieusement dans la poche de ton jean pour récupérer l'objet de sa convoitise que tu comprends qu'elle dépasse trop souvent les limites, au moins avec toi. D'une main ferme, tu attrapes son poignet, la stoppant dans son élan au passage. Pourtant, elle continue à sourire, inlassablement, comme si elle savait que ce simple geste ne l'arrêterait pas. « Arrête ça, tu veux. » Tu l'observes faire la moue, cherchant visiblement une parade. Elle soupire. « Bon alors mets-moi une heure de colle. Ou deux ! S'il te plaît Gauthier, je sais que c'est toi qui reste pour les retenues ce soir et j'ai pas envie de rentrer chez moi... je me suis disputée avec mes parents ce matin. » Son regard suppliant brille vivement à la lumière du soleil, soulignant toute l'innocence qui pouvait encore en ressortir. « Allez, laisse-moi rester avec toi... juste ce soir. Je ne te dérangerai pas, c'est promis, je veux juste rester un peu. » Machinalement, tu allumes finalement ta cigarette avant de la porter à tes lèvres, te rendant à peine compte de ton geste. L'espace de quelques secondes, tu oublies un peu que tu risques de te faire griller si tu ne fais pas suffisamment attention. Tu soupires, lui signifiant ainsi que tu n'es pas franchement pour cette idée. Pourtant, tu finis par capituler. « C'est d'accord... mais uniquement pour cette fois. » Elle t'adresse un sourire que tu accueilles comme un remerciement et se contente de s'éloigner doucement... comme ça. Comme une légère bise de printemps. Cette fille est une tornade pourtant.

Comme si de rien n'était. A l'aide de ton index et de ton majeur, tu attrapes la cigarette que te tend Timon avant de t'affaler sur la canapé, bien calé entre tes deux frères. « Eh, donne-moi ça. Tu sais très bien que c'est pas bon pour c'que t'as. » T'as à peine le le temps de réagir que déjà Quentin t'as confisqué l'objet en question. Tu te sens comme un gamin qu'on puni et ça t'énerve. « Sam, ça va, lâche-le un peu. Ça fait déjà plusieurs semaines que ça va mieux, son état est stabilisé, le médecin l'a dit lui-même. » Tu soupire face à ton aîné qui ne semble avoir aucune envie de te céder ce petit plaisir. Il n'est pas dupe, il est bien conscient que tu ne t'en prives pas dès qu'il a le dos tourné, et la vérité c'est que tu ne t'en caches pas non plus. Il accepte ce fait, c'est déjà pas si mal. Il faut simplement que tu te mettes en tête qu'en sa présence, c'est niet. Tu répliquerais bien que tu fais ce que bon te semble sous ton toit, mais contre toute attente, tu ne bronches pas. Tous les trois, vous êtes plutôt connus et reconnus pour votre entêtement sans borne alors tenter d'en discuter une énième fois avec lui était perdu d'avance. « Ça veut dire quoi "son état est stabilisé" ? Rien du tout. Il vit avec ce problème depuis qu'il est né, ça fait vingt-huit putains d'années que son état est le même, c'est-à-dire, critique. Vous êtes déjà assez de deux pour vous en foutre. Moi, il est hors de question que je joue avec ça. » Tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel suite à ses propos. Il prend toute cette histoire à cœur, et tu lui en est reconnaissant, oui. Mais t'as la désagréable sensation d'être materné comme un enfant. C'est pas ton truc. « Dites, ce serait sympa si vous pouviez arrêter de parler de moi comme si j'étais pas là les gars. » Tu te penches vers la table basse et tu pioches quelques chips dans le saladier avant de poursuivre. « J'suis pas à l'article de la mort, j'ai eu le temps de prendre l'habitude de vivre comme ça. » tu te contentes d'ajouter de manière à les rassurer. T'as aucune envie que ta maladie devienne le sujet de conversation de ce soir. Toi, tu te fiches de tout ça. Du coup, tu passes du coq à l'âne presque trop naturellement. « J'ai rencontré une fille. » Tu balances ça comme si tu étais en train de dicter une liste de course, ou au moins un truc aussi sordide. Aussi, tu ne comprends que trop le silence qui accompagne tes propos les quelques secondes qui suivent. Tu vois ton cadet se redresser subitement sur le canapé. Il te regarde les yeux écarquillés de telle manière que t'as l'impression de lui annoncer que t'es enceint. D'ailleurs, tu ne peux t'empêcher de rire face à sa réaction. Tu as toujours pensé qu'il ferait un excellent comédien. C'est Quentin qui rompt finalement le silence, visiblement bien impatient lui aussi d'en apprendre davantage. « Allez... balance. » Tu prends le temps d'avaler une ou deux chips avant de reprendre la parole. « On a discuté... et c'était cool. » « Ouais, eeeeet ? » Une nouvelle fois, tu ne peux te retenir d'éclater de rire au visage de Timon dont les sourcils arqués, le sourire narquois et le regard inquisiteur le font ressembler comme deux gouttes d'eau à un môme qui viendrait tout juste de jeter un oeil sous la jupe d'une jolie dame. Ce qu'il pouvait avoir l'air idiot. « Et c'est tout. » Une chute on ne peut plus décevante pour les deux commères avides de scoops croustillants que sont tes frères. De véritables gonzesses. « P'tit con va. » T'as à peine le temps de répliquer que ton aîné t'assène sans scrupule une franche tape derrière la tête, coup que tu décides de prendre pour une marque d'affection. « Dis donc mon vieux, j'espère que t'es au courant que t'es aussi inutile que les lignes bleues devant les caisses de supermarché. » Ok, t'as probablement jamais été essentiel à l'humanité, mais là tu pourrais presque être vexé si t'avais pas pris pour habitude de laisser les délires de Tim voler au dessus de ta tête. « Attends, t'as pas eu de copine depuis... » « Depuis Mathusalem ! » « Ouais... exactement ! Et quand enfin tu pourrais en avoir une en poche, tu te contentes de... parler ? J'vais te dire Gauthier, t'es qu'un sale abruti. T'es perdu ! » Tu réprimes un rire tandis que tu t'enfournes une nouvelle poignée de chips dans la bouche. Tu sais pas trop d'où lui vient ce talent pour les grands tragédies, mais ça lui va plutôt bien. Et c'est sûrement ça le pire dans toute cette histoire. Des copines, t'en veux pas. Les filles sont des nids à emmerdes. T'as assez donné. « Eh ! Moi au moins j'en ai eu... Tu peux pas vraiment en dire autant toi, p'tit puceau ! » Tes éclats de rires se mêlent immédiatement à ceux de Quentin qui n'en manquerait pas une pour enterrer le môme de la famille. T'es certain que pour ça, même dans cinquante ans vous vous serrerez toujours les coudes. Tu observes finalement la réaction de Tim, et en déduis rapidement qu'il va tenter de se défendre coûte que coûte : le nez froncé, les lèvres légèrement déformées par une moue exagérée, le regard menaçant (ou presque)... trois, deux, un... « Je suis PAS puceau ! C'est juste que... inutile de détourner la conversation. T'es incapable de saisir ta chance, c'est toi l'idiot ! » « Pas si idiot... je suis sûr que je vais la revoir. » A la tête de Quentin, tu devines déjà qu'il en doute plus encore qu'il ne doute en les capacités de Tim à faire la grève de la fin en plein milieu d'un fast-food - chose bel et bien impossible, t'en conviens. « Ouais bien sûr... t'es plutôt mignon quand t'as de l'espoir, mais la naïveté c'est pas franchement très viril... tiens, regarde Tim ! » Le temps de se prendre un coussin en pleine gueule, il poursuit. « J'te fais un topo rapide. Y'a environ 2 300 000 personnes qui vivent à Paris au moment où j'te parle. Ça t'aide à redescendre sur terre ou faut que j'développe ? » Que rabat-joie. Tout bien réfléchi, il l'avait bien mérité ce coup de coussin. « Je l'ai rencontré dans la salle d'attente la dernière fois que j'ai eu rendez-vous chez la psychologue. » Silence prévisible. Étrange malaise. T'as sûrement merdé en disant un truc qui fallait pas. Tu lèves machinalement les yeux au ciel alors que tu comprends finalement d'où vient le problème - si tant était qu'il y en avait un. « Nan attendez les gars, je vous vois venir mais... » « Parce que tu tapes dans les folles maintenant ? Gauthier, sérieux... arrête tes conneries. » Un lourd soupir s'échappe de tes lèvres sans même que tu ne t'en rende compte. Pour une fois, tu trouves son esprit bien étroit. T'as bien du mal à dissimuler cette pointe de vexation qui montre le bout de son nez. D'un geste vif, tu reprends la cigarette qu'il t'avait confisquée quelques minutes plus tôt, et entreprends de terminer ce qu'il en reste, qu'il le veuille ou non. « Sam, sois pas stupide. Moi aussi j'y vais régulièrement chez cette satanée psy, et alors quoi ? ça n'implique pas que je sois taré, si ? » T'ignores encore la raison de sa présence là-bas, mais t'es qui pour évaluer l'insanité des autres toi ? Tout ce que tu sais, c'est que vous avez discuté, et que c'était bien. Et que c'est tout ce que t'avais à dire à ce sujet qui vaille le coup d'être entendu. « Ouais bon, t'es pas non plus un exemple de normalité indéniable, t'es quand même vachement idiot... MAIS il faut bien avouer que là, tu marques un point. » Il hausse finalement les épaules comme pour s'excuser auprès de Sam. « Désolé mec. » Tu accueilles avec plaisir la remarque de ton cadet qui pour une fois joue en ta faveur, même si ce n'est qu'à moitié. « Elle est pas folle, elle est... spéciale. » Tu crois avoir trouvé le mot juste. Celui qui lui va au teint, celui qui lui colle à la peau. Celui qui te pousse effectivement à croire qu'elle a simplement une autre vision du monde que la tienne, que la leur... que toutes les autres. Un sourire fend tes lèves. Timon brise ton délire. « Pitié, tout mais pas la niaiserie. On arrête là ok ? Aucune objection ? PARFAIT ! » « T'es jaloux parce que t'es puceau. » Le pauvre, t'aurais presque de la peine pour lui. Au fond il ne mérite pas cet acharnement permanent et infondé (ou un peu fondé quand même mais la question n'est pas là). Toutefois, t'as pas vraiment de remords. Après tout, Quentin a visiblement à peu près autant de scrupules que toi, c'est-à-dire aucun. « C'est petit ce genre de conspiration, vous savez... mais c'est pas grave, je vous regarde d'en haut. » Ses yeux plissés qui lui donnent un air de fouine anéantissent si brusquement le peu de crédibilité qu'il avait encore que t'en ris sans honte. Il te suis lui-même, rendant ainsi cette piètre tentative de conversation sérieuse à néant. Selon le théorème des Lannaud, ça termine toujours de cette façon lorsqu'on rassemble trois idiots dans une même pièce.


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : old money/anaëlle. ÂGE : vingt-quatre piges, ça commence à faire. SEXE : on the beach. VILLE : le mans, hashtagvivelesrillettes. RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : c'est mon p'tit bb à moi. COMMENT AS-TU CONNU LVER ? : same les gars. FRÉQUENCE DE CONNEXION : tous les jours si je le peux. UN DERNIER MOT ? chou-fleur.


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t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 8/1/2018, 17:33

Welcome back to your home chaton avec Gauthier alias the boy of heart (jeu de mots tout pourri du jour, bonjouuuur ! ).
Bon courage pour la fin de ta fiche, mais te connaissant cela ne devrait pas trop te poser de problème


La La La
Depuis j'attends le jour où l'air de rien, tu viendras me faire de la mousse dans le bain. Tu sais que les mots d'amour ça s'entend de loin. Comme les scènes de ménage et les oies sauvages. Comme les bruits de casserole et les rossignols.
©️ ZIGGY STARDUST.
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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : Alexandra Daddario

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PSEUDO : Stéphanie


MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 8/1/2018, 17:51

BB GAUTHIER     
Je ressors la petite Livie rien que pour lui parce que je n'ai pas oubliée que j'aimerais un lien entre eux   
Re bienvenue chez toi mon chat



Je voudrais te sortir de mes pensées, te sortir de mes rêves et de mes cauchemars. Je voudrais tout simplement te sortir de ma vie comme tu m'as sortie de la tienne. Je voudrais ne plus jamais te croiser, pour ne plus avoir à constater ton indifférence. Et je voudrais ne plus jamais t'aimer, pour être délivrée de cette douleur.
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shalimar de guerlain

JE RESSEMBLE À : Camille Lou

CRÉDITS : Avatar • Sofie / Signature • byendlesslove.

PSEUDO : Marion / Roulettes


MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 8/1/2018, 17:52

Bienvenue ^^
bon courage pour ta fiche, j'aime bien le début



Ti amo per sempre
"Je te promets la clé des secrets de mon âme. Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes. Je te promets le feu à la place des armes. Plus jamais des adieux rien que des au-revoir" ~ byendlesslove.

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n°5 de chanel

JE RESSEMBLE À : roden.

CRÉDITS : (av.) ascalon (gifs) tumblr (sign.) astra (icon) little liars.

PSEUDO : b_bulle (mel).


MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 9/1/2018, 09:20

m'sieur lannaud, c'est un plaisir




âme vagabonde.
mari verdier ☽ when you shoot across the sky like a broken arrow, it's so hard to keep yourself on the straight and narrow. when you shoot across the sky like a broken arrow, it's all i've got, yeah when you hit the ground, it's hard to get to heaven when your falling hell bound.
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black opium de ysl

JE RESSEMBLE À : evan peters mon amr.

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PSEUDO : anaëlle da queen.


MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 9/1/2018, 20:37

ZAFIRA - mdrrrrr j'vais pas faire de commentaire, hein. merci en tout cas mon chat.

LIVIE - choupette d'amour. je suis touchée par ce geste. et j'ai hâte qu'on se trouve enfin un petit lien pour nos deux loulous.

CHELSEA - merci ma belle.

MARIBELLE - cette fois, c'est moi qui vais battre des cils pour toi :
(ne me remercie pas ).

bon, je m'auto-validoche les mioches. par contre, je retiens @flavie lefèvre qui m'a même pas accueilli. entendez mon coeur qui se brise en mille morceaux déjà qu'il fonctionne pas très bien.



t'as dû t'gourer de planète, tu sais même plus où t'es. alors t'attends que ton coeur lâche, qu'ce soit bien trop brutal. et la peur s'abat quand même sur les ébats du mauvais ange qui se dérange pour crucifier tes libertés. au fond tu l'sais, t'es pas si loin d'l'enfer. et toi, ça t'fait rire. ça t'fait rire et pas pleurer. c'est qu'tu dois vraiment rien piger.
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eden de cacharel

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CRÉDITS : (ava) outlines. (sign) uc.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: (gauthier) filthy world. 10/1/2018, 13:16

MAIS JE T'AI PAS VU MON AMOUR PARDON
tu sais que je n'aime que toi



elle a l'ivresse de la vodka,
la folie de la tequila.
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(gauthier) filthy world.

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