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On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine

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MessageSujet: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 21/1/2018, 19:50



Maxine Barnes & Magalie Voisin
on ne se libère pas comme ça de son passé. on n'échappe pas comme ça
aux sables mouvants de ses obssessions
« Magalie c’est un plaisir de te voir ici. » Elle sait dire plus de trois mots d’affilés cette abrutie ? Magalie n’en était pas sûre jusqu’à présent. Le silence répond à la nouvelle Voisin en date. Qu’est ce qu’elle foutait chez Charles à cette heure ? Cette maison ne lui rappelait que son adolescence, ne lui rappelait que la mort de sa mère, ne lui rappelait que les mauvais souvenirs qu’elle avait vécus. Elle n’y revenait pratiquement jamais, elle voyait Charles dans un endroit public la plupart du temps. L’avocate croise les bras sous sa poitrine, non elle ne jouerait pas à la jolie petite famille avec sa nouvelle belle-mère, une gamine bien plus jeune qu’elle. La rousse se met à battre des cils comme si ça pouvait la sauver de l’embarras soudain qui se dessine sur son visage de jeune fille. « J’ai… J’ai trouvé ce carton en rangeant le grenier et je voulais te le donner. Ton père… » Nouveau battement de cil, mais elle avait quoi à l’œil celle-là, une conjonctivite ou quoi ? Un simple grognement d’ours répond à la femme en face d’elle, elle allait se le tatouer sur le front que Charles n’était pas son père. Amélie le savait pourtant. Elle reste silencieuse, un simple haussement de sourcil lui conseil de faire vite parce qu’elle n’avait pas que ça à faire Magalie. « Charles voulait le jeter mais il appartient à ta maman alors je pensais que tu voulais le prendre. » A ta maman ? Elle avait quatre ans ou quoi ? Magalie inspire d’un seul coup lorsque l’information s’infiltre enfin dans sa tête. Les affaires de Chloé étaient encore dans la maison ? Charles avait jeté le tout le lendemain du suicide de sa femme. Magalie n’a même pas eu le temps de prendre le moindre souvenir, même si après coup elle ne sait pas si elle aurait gardé une preuve de la faiblesse de sa mère. Magalie fusille le carton du regard comme si rien qu’avec la pensée elle pouvait lui faire prendre feu, elle n’était pas sûre de vouloir se replonger là-dedans. Étant donné que la brune n’était pas une lâche elle attrape le carton et hoche la tête pour remercier Amélie de son appel avant de s’éloigner rapidement d’elle. Elle s’arrête cependant devant la porte et lâche d’une voix froide. « Amélie ? Ne m’appelle plus. Je ne compte pas jouer au papa et à la maman avec vous deux. Surtout pas avec une gamine qui à l’âge d’être ma petite sœur. Et qui bave devant Charles. » La porte claque violemment sous son passage, le hoquet de stupeur de sa belle-mère raisonne encore au creux de ses tympans. Pauvre idiote pleine de rêve qui pense pouvoir changer Charles. Qui pense pouvoir recoudre un lien entre les deux Voisin qui n’a jamais réellement existé. Peut être avait elle était violente avec elle mais autant qu’elle ne se fasse pas d’illusion inutile. Charles et Magalie sont faits du même bois, ils ne changeront jamais. Toute la nuit Magalie s’est plongé dans le carton de sa mère, essayant d’en apprendre plus sur Chloé qu’elle ne connaissait que très peu. Cette femme était une névrosée totalement assoiffée de pouvoir et d’argent. Elle aimait éperdument Charles et il semble que lui aussi il l’aimait jusqu’à ce qu’elle le trompe avec le géniteur de Magalie. Le pouls de l’avocate s’emballe lorsque son regard se pose sur une pile de lettre de sa mère. Qui écrit une double lettre pour garder une trace de ses propres écrits ? Sa mère visiblement. Ne sachant pas vraiment pourquoi elle y jette un œil et se glace en lisant quelques phrases. De notre aventure est née une petite fille. Je l’ai appelé Magalie comme ta fiancée non ? La bile remonte dans la gorge de Magalie. Sa mère était une véritable connasse. Elle qui pensait que Charles était un enfoiré, Chloé était bien pire. Et son père ? Il était au courant de son existence et il n’avait pas voulu d’elle. Arrête de me harceler Chloé, je ne veux rien savoir de ta fille. Un rire moqueur sort de ses lèvres, elle devrait y être habituée depuis le temps mais ça lui fait quand même quelque chose de lire ça. J’ai appris que tu avais eu une fille, tu seras un bon père j’en suis sûr. Elle avait une demi-sœur ? Première nouvelle. C’est vrai qu’elle n’a jamais voulu en apprendre plus sur son père mais elle n’a jamais pensé qu’elle avait de la famille. Sa famille ne contient que ses amis. Des gens qui l’aimaient comme elle était et ne cherchait pas à la changer. Le sang ne servait à rien. La preuve Chloé se servait d’elle depuis sa naissance pour harceler cet homme qu’elle avait aimé durant un instant presque éphémère. Était-elle capable d’aimer de toute manière ? Magalie avait pourri la vie de Charles en disant qu’il n’avait aucun sentiment, visiblement Chloé n’en avait pas beaucoup plus que lui. Lorsque son réveil sonna le lendemain elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, elle s’habilla, abandonna les lettres sur son lit, elle devait travailler et elle ne regarderait plus jamais ses lettres mais avant de partir elle les glissa tout de même dans son sac à main. Un instant de faiblesse qui lui pesa sur la poitrine et qu’elle regretta ensuite. La journée de l’avocate passa étrangement sur son regard elle semblait avoir un voile sombre qui l’empêchait de voir la vie qui tourne d’habitude à toute vitesse. Une moitié semblait être là, à Paris, dans le présent. La seconde était plongée au fond de ses souvenirs ombrageux, dans un passé qu’elle a enfermé à double tour depuis tellement longtemps qu’elle pensait avoir oublié. Lorsque la journée se termine enfin elle comptait rentrer chez elle et enfin dormir mais une soudaine angoisse remonta le long de son échine. Être seule n’est pas une bonne idée et elle a besoin d’en savoir plus son géniteur, elle ne pourra pas poursuivre sa petite vie sans savoir. Alors elle atterrit directement dans le commissariat, elle vagabonde entre les bureaux comme si elle était chez elle, le visage fermé, sa colère formant un nuage sombre au-dessus de sa tête. Mieux ne valait pas venir la chercher maintenant. Après une grande inspiration elle rentre dans le bureau de sa meilleure amie, frapper ? Non ce n’était pas son truc à elle. Et si elle arrivait à emmerder Borel ? Ça serait ça de gagner. Malheureusement il n’était pas là, elle en serait presque attristée à cet instant. Elle aurait aimé s’en prendre à lui pour soulager la tension qui régnait en elle. « Borel n’est pas là ? » Elle tourne la tête vers les couloirs afin de voir si le coéquipier de sa meilleure amie n’était pas là. « Je ne te dérange pas longtemps je venais juste prendre des nouvelles. » Ça sonne faux Magalie. Ça sonne faux même à ses propres oreilles. Elle ne passe pas prendre des nouvelles, elle appelle, jamais elle ne serait venue jusqu’ici la déranger dans son travail pour lui parler du temps qu’il fait dehors. Certes les deux femmes ne s’étaient pas vues seules depuis la soirée qu’elles avaient passée ensemble mais elles s’étaient parlé au téléphone et s’étaient vues avec les autres. Mais Magalie ne veut pas rentrer dans le vif du sujet de suite, elle veut du temps pour se reprendre parce que là ? Elle semblait juste au bord d’un précipice, si proche du vide qu’elle pourrait en tomber.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 28/1/2018, 00:00

 
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chez moi ce soir ? tu lèves la tête de ton dossier en cours. journée calme, rapport de la veille que t'as pas voulu rédiger sur le coup. tu t'es dit qu't'avais le temps, qu'ça pourrait attendre. c'était pas important. un pauvre con à qui t'as collé un pv pour excès d'vitesse. il t'a insulté. toi, femme flic. mauvaise idée. outrage à agent, c'est pas joli joli sur un cv. les yeux d'ton coéquipier qui s'plantent dans les tiens. le rose qui te monte aux joues, la chaleur qui grandit dans ton corps. t'es complètement à la ramasse maxine. tu ne sais plus vraiment trop quoi penser. jolie poupée qui se perd dans ses souvenirs enfouis. pas ce soir. j'ai un cours de yoga qui m'attend. mensonge plus gros qu'le monde. toi, faire du yoga ? la plus grosse blague du siècle. d'ailleurs, le rire qui se déclenche chez lui te confirme que t'es pas crédible. et il vient s'asseoir sur la tranche de ton bureau, juste à côté d'toi. sa main qui s'pose sur ta cuisse. princesse prise au piège et qui ne ressent pourtant pas le besoin de s'évader. tu m'manques max. ta lippe inférieure capturée par tes dents, t'oses même pas le regarder. bouffée d'chaleur incontrôlée, incontrôlable. parce que c'est toi qui mets des tonnes de barrières, entre lui et toi. et pourtant, t'arrives quand même aisément à ressentir ce manque dont il parle. c'est l'bordel dans ta caboche princesse. le retour de cézanne qui occupe tes pensées du matin jusqu'au soir. la présence infaillible de ton coéquipier qui te hante. t'as besoin d'une pause maxine. et pourtant, t'es d'une faiblesse déconcertante. d'accord. qu'tu souffles, le sourire en coin trahissant ton trouble. un baiser déposé sur ton front et l'homme retourne à son bureau pour récupérer sa veste. j'décolle. tarde pas trop. qu'il glisse avant d'sortir de votre espace de travail, le clin d'oeil facile. t'es dans la merde maxine. jusqu'au cou. et tu n'sais même pas comment tu vas pouvoir faire pour t'en sortir. jolie poupée mise dans une position qu'elle n'avait pourtant jamais connue auparavant. t'as cru, l'espace d'un instant, qu'tu pourrais enfin tourner la page. oublier l'avant et penser à l'après. mais l'destin, il n'était visiblement pas d'cet avis. ton sourire débile s'efface lorsque l'visage du sniper vient faire une apparition dans ta boîte crânienne. tu t'laisses aller contre l'dossier de ton fauteuil, l'soupir qui s'échappe. tes paupières qui s'ferment l'espace d'un instant. les rouages de ton cerveau qui tournent à plein régime. poupée paumée qui n'arrive pas à s'sortir de ses pensées brouillons. la porte qui s'ouvre à la volée. sursaut sur ta chaise, tes mains qui s'plaquent sur ton bureau pour t'empêcher de tomber d'ton fauteuil. la silhouette de l'avocate qui s'dessine sous tes yeux écarquillés. tu respires un peu plus maintenant qu'tu sais qu'il s'agit d'la tornade brune. ouais, étrange d'être plus détendue quand la jeune femme se tient dans ton bureau. cela dit, c'est surtout le fait que ce soit ta meilleure amie qui t'rassure le plus. borel n’est pas là ? pourquoi toujours lu. cerveau embrouillé, embrumé. tu viens juste de l'louper. quel dommage. que tu soupires. souffre douleur de la brune et à juste titre. tu la comprends, magalie. tu sais pourquoi elle est si dure avec lui. t'aurais certainement réagi de la même façon si la situation avait été inversée. je ne te dérange pas longtemps je venais juste prendre des nouvelles. ok. là, y a un truc de pas net. parce que tu la connais par cœur et que, ça, c'est clairement pas dans ses habitudes de passer uniquement pour prendre des nouvelles. un sms. un coup d'fil. mais une visite. jamais. tu peux berner qui tu veux, mais certainement pas moi. qu'tu balances en arquant un sourcil. ton pied, en dessous de ton bureau, qui pousse la chaise en face de toi. tu l'invites à s'asseoir en silence. c'est quoi l'problème ? pas de douceur, pas de faux semblants. aller droit au but. toujours avec magalie. jamais de détours inutiles. tu croises tes mains sur le bureau, devant toi, et l'encourage du regard.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 30/1/2018, 19:09



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tu viens juste de l'louper. quel dommage. Quel dommage en effet. Pauvre Borel qui n’aurait rien demandé, mais qui aurait tout de même subit les foudres de l’avocate. Simplement parce qu’il était là et qu’elle avait besoin d’un défouloir. C’est une horrible façon de décharger sa frustration. Elle aurait très bien pu frapper dans un sac jusqu’à ne plus sentir ses articulations, mais, le besoin, presque viscéral de se confier à sa meilleure amie l’avait conduite ici. Dans ce bureau. Et malgré la menace de voir Borel avec Maxine, malgré le fait qu’elle était à la limite de l’implosion elle était quand même venue. Un léger soulagement souleva ses épaules avant de retomber dans la frustration. Vraiment elle aurait préféré lui balancer une ou deux répliques cinglantes avant de commencer sur le terrain de la confession. tu peux berner qui tu veux, mais certainement pas moi. Ses lèvres se pincent en entendant ça. Elle sait qu’elle ne peut pas mentir à sa meilleure amie. Elle ne le souhaitait pas de toute manière, elle avait juste besoin d’un peu de temps pour trouver les mots. Seulement, elle a utilisé la mauvaise stratégie. Celle qui se voit venir à des kilomètres tellement elle est flagrante. c'est quoi l'problème ? Le problème ? Si il n’y en avait qu’un Magalie serait sûrement la femme la plus heureuse de cette terre. Mais non il y avait trop de choses dans sa tête brune. Elle sent l’épuisement s’appuyer sur ses épaules et elle se voûte légèrement. Magalie ne se voûte pas. Jamais. Magalie ne laisse pas la fatigue l’accabler normalement. Magalie est un rocher dans la tempête. Rien ni personne ne peut la faire bouger. Mais là ? Là elle ressemble simplement à la gamine en colère que Maxine a rencontrée quand elles étaient encore adolescentes. « T’as rien de prévus, j’espère. Ça risque d’être long. » Elle retire sa veste de tailleur et s’assoit lourdement sur la chaise présente devant elle. « Ma mère était une sale garce Maxine. » Un rire amer sort de ses lèvres à cet instant. Le visage glacé de la brune se retire alors qu’un léger grondement rugit au fond de sa gorge. Magalie ne parle pas de sa mère, jamais. Depuis le jour ou elle a parlé de son suicide lors de leur rencontre, elle n’a plus jamais prononcé le prénom de Chloé. Elle y fait allusion de temps en temps, dans un murmure éphémère mais c’est tout. Enterrée au fond de son cœur de pierre, Chloé Voisin était une sainte qu’il ne fallait pas toucher. L’avocate savait que sa mère était froide comme du béton, qu’elle n’a jamais eu un geste tendre envers elle mais c’était sa mère et son corps elle le revoit chaque fois qu’elle prend un bain dans son appartement. Et pourtant, là, lire ses lettres, lui a fait comprendre une chose, Chloé Voisin était une connasse. Il n’y a rien à dire de plus. Elle n’a aucune excuse à lui donner non plus alors elle raconte à Maxine pourquoi soudainement elle en vient à penser à sa génitrice. « La nouvelle femme de Charles m’a appelé hier soir. Elle a trouvé un carton dans le grenier appartenant à ma mère. » Elle soupire doucement, rien que de dire ce mot la hérisse, un long frisson désagréable la foudroie sur place avant qu’elle se frotte les bras doucement dans un geste apaisant. « Il y avait une correspondance. Entre elle et mon géniteur. » Ce sujet-là ? Magalie n’en parle que très peu. Ses amis, sa famille de cœur, est bien entendu au courant du fait que Charles n’est pas son père, elle le hurle à la face de monde depuis tellement longtemps que c’est étonnant que les gens continuent à faire l’erreur. Mais son père ? Le vrai ? Elle n’en parle pas. Elle ne le connaît pas et jusqu’à présent ça lui allait parfaitement bien. Désormais elle avait son nom. Elle connaissait ce qu’il pensait d’elle. Cette haine brûlante qu’il ressentait vis-à-vis de la fille de Chloé. Qu’est-ce sa mère avait bien pu lui faire pour qu’il ne supporte même pas l’idée d’avoir un enfant avec elle ? Qu’est-ce que sa mère avait bien pu lui faire pour qu’il n’éprouve même pas l’envie de la rencontrer elle, la chair de sa chair ? « Visiblement il était au courant de ma venue au monde, il était fiancé et il ne voulait pas la quitter pour une erreur. Alors pour se venger ma mère m’a prénommé Magalie, comme sa future femme. » C’était absurde. Et ridicule. Et tellement méchant que même l’avocate s’était retrouvé surprise par ce geste purement mauvais. Elle s’est mise à la place de Chloé, elle s’est imaginée enceinte après la nuit passé avec Nathan, elle s’est imaginée à la même place que sa mère et non elle n’aurait jamais puni son ex fiancé de cette manière. C’est cruel. Pour lui mais surtout pour l’enfant qui doit supporter de vivre avec ce fardeau ensuite. « Je ne la connaissais pas vraiment au fond. » Et elle aurait préféré jamais la connaître. Mais au fond Magalie se mentait à elle-même, elle connaissait parfaitement sa mère, elle la voyait chaque matin dans le miroir, elle la voyait lorsque ses yeux vibraient de colère, elle la voyait lorsque la froideur recouvrait ses traits. Ça c’était Chloé Voisin. Charles était plus manipulateur, plus joueur avec les autres, y compris avec elle, les remarques blessantes et l’acharnement ça vient de lui mais visiblement l’avocate n’avait prit que le mauvais côté des deux. En avaient ils de bons d’ailleurs ? « Je crois que Charles voulait m’éviter de lire ça… Il m’a appelé quarante fois depuis hier afin que je ramène le carton. » Cette fois c’est de la surprise qui brille sur son visage, elle l’a entendu, cette panique sous-jacente dans la voix de Charles. Voilà qu’il se faisait du souci pour elle maintenant ? Après toutes ses années. Le monde bien rangé de Magalie s’écroulait sur elle et l’avocate peinait à respirer désormais.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 31/1/2018, 21:56

 
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l'ouragan voisin a pris place dans ton bureau. t'es bien consciente que tu ne risques rien, toi. princesse protégée parce que l'on appelle ce lien d'amitié. qu'elle s'en prenne à ton coéquipier d'entrée ne te surprend même pas. on ne peut pas dire que ce soit l'amour fou entre eux. d'ailleurs, tu ne peux pas vraiment la blâmer de ne pas pouvoir le blairer. il s'en est pris à la mauvaise personne : toi. magalie n'a toujours pas digéré que tu ais été obligée de lui coller ton arme de service sur la tempe pour qu'il daigne enfin te traiter comme un égal. y a de quoi, d'ailleurs, être restée sur cet événement. t'aurais pu, toi aussi, si seulement, y avait rien eu d'plus. aujourd'hui, ça semble bien lointain toute cette histoire. tu serais p'tre même capable d'en rire. mais aujourd'hui, il y a visiblement un but tout autre à la visite de la brune dans tes quartiers. tu l'vois bien, rien qu'à sa façon de se tenir. et surtout à ses mots qui sonnent tellement faux que ça t'agresse les tympans. t’as rien de prévus, j’espère. ça risque d’être long. tu secoues la tête négativement, oubliant bien rapidement que t'avais rancard avec ton coéquipier. nan t'inquiètes, y a qu'le chat qui m'attend. que tu ajoutes pour donner plus de valeur à ton hochement de tête. envolé ta soirée torride. de toute façon, magalie passera toujours avant l'reste du monde. ma mère était une sale garce maxine. tu arques un sourcil. ta tête doit probablement valoir son pesant d'or. la surprise se lit sur chacun des traits de ton visage. elle ne parle jamais de sa mère. l'intouchable. évoquée furtivement, ça et là. jamais elle ne s'arrête sur le sujet. t'en as pas entendu parlé depuis qu't'es gamine. choc immédiat, tu t'laisses aller contre le dossier de ton fauteuil. wow. ça t'échappe sans que tu n'ai vraiment pu le retenir. pour sur que ta possible partie de jambe en l'air devra être reportée. encore faut-il que tu t'en souviennes. magalie, elle est pas dans son assiette, et ça, ça t'plait pas. la nouvelle femme de charles m’a appelé hier soir. elle a trouvé un carton dans le grenier appartenant à ma mère. t'encaisses, t'enregistre. tu restes silencieuse. il faut qu'elle aille jusqu'au bout. faut pas que tu l'interrompes. et pourtant, t'as la mâchoire qui se serre, rien qu'à l'évocation de la pimbêche qui s'trimbale aux bras de monsieur voisin. allez savoir lequel des deux te file le plus la gerbe. il y avait une correspondance. entre elle et mon géniteur. la difficulté à déglutir. t'as les lèvres pincées. qu'est-ce que tu peux bien ajouter à ça ? parce que tu sais d'avance qu'elle les a lu, ces lettres. t'es pas idiote, tu la connais. la curiosité de magalie n'a pas pu s'arrêter au simple fait de les contempler. il aura fallut qu'elle les détaille, les analyse. et là, tu t'dis qu'elle aurait dû t'appeler au lieu d'faire ça toute seule. ça n'aurait peut-être rien changé. ou p'tre que ça aurait été totalement différent. on n'le saura jamais pour le coup. visiblement il était au courant de ma venue au monde, il était fiancé et il ne voulait pas la quitter pour une erreur. alors pour se venger ma mère m’a prénommé magalie, comme sa future femme. yeux écarquillés. bouche bée. bah merde alors. tu savais qu'elle était pas commode, la mère voisin. cela dit, tu ignorais totalement qu'elle pouvait être à ce point dérangée. je ne la connaissais pas vraiment au fond. ça pour sûr qu'elle ne la connaissait pas. en même temps, sa génitrice est partie bien trop tôt. à l'instar de la tienne. pas la même situation, pas les même circonstances. magalie n'était encore qu'une gamine, normal qu'elle n'ait pas eu le temps de la connaître. les bribes de souvenirs qui lui restent doivent être totalement dépourvues de sens à présent. je crois que charles voulait m’éviter de lire ça … il m’a appelé quarante fois depuis hier afin que je ramène le carton. tu manques de tomber de ta chaise. quarante fois ?! t'as la voix qui part dans les aiguës. merde, ça devait être sacrément sérieux cette histoire. attends, t'es en train de me dire que charles a pu avoir une once de remord ou même quelques sentiments ... comme ... je sais pas mais ... qu'il veuille t'épargner ça ... pardon mais ... waw. t'as toujours éprouvé tellement de dégoût pour cet homme que l'idée même qu'il ait eu envie de rendre une sorte de service à la brune te paraît invraisemblable. merde alors. charles a p'tre un cœur finalement. remarque que t'aurais voulu te faire à toi-même mais qu't'as malencontreusement prononcé trop fort. pourquoi tu n'm'as pas appelé magalie ? tu t'reprends un peu, te redressant sur ton fauteuil. t'as le regard brillant de la meilleure amie bien trop sensible. princesse qui ne supporte pas que le palpitant de l'avocate soit malmené. parce que cette histoire va, assurément, rouvrir d'anciennes plaies potentiellement refermées. et tout, ça va t'rendre folle. parce que tu sais ses capacités à tout cacher aux yeux du monde, quitte à s'oublier elle-même. j'sais même pas quoi te dire je ... poupée désemparée. parce que chloé voisin était placée sur un piédestal. malgré sa froideur, elle restait l'intouchable. et peu importe ce que tu pourrais dire, elle n'était pas ce qu'elle prétendait. images anciennes ternies par quelques lettres échangées. magalie avait déjà assez subi comme ça. elle ne méritait pas que le sort continue à s'acharner de la sorte.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 1/2/2018, 20:26



Maxine Barnes & Magalie Voisin
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nan t'inquiètes, y a qu'le chat qui m'attend. Elle la remercie d’un signe du menton, elle sait très bien Magalie que même si elle avait quelque chose de prévus elle aurait annulé pour elle. Parce qu’elle-même aurait fait la même chose. Le boulot, sa vie, des amants, peu importe ce qu’elle aurait eu à faire elle serait venue dans la seconde voir sa meilleure amie si elle avait besoin d’elle. C’est ainsi qu’ils fonctionnaient tous. Alors elle s’est mise à parler. Sans s’arrêter une seule fois. Elle lui parle de sa mère. Elle lui parle des lettres. Elle lui parle de son géniteur. Elle lui parle de la psychopathie de sa génitrice. Et elle en vient aux appels incessants de Charles depuis qu’elle était partie de chez lui la vieille au soir. Des messages plus en plus paniqués qu’il lui laissait, jusqu’à comprendre qu’elle avait déjà découvert le pot aux roses. quarante fois ?! Elle aussi avait été surprise en voyant le compte alors elle comprend le ton de son amie. Elles connaissaient toutes les deux l’enfoiré qu’était Charles après tous. attends, t'es en train de me dire que charles a pu avoir une once de remord ou même quelques sentiments ... comme ... je sais pas mais ... qu'il veuille t'épargner ça ... pardon mais ... waw. Un petit rire moqueur s’égare dans le bureau. Elle sait ce que Maxine n’a pas dit, elle sait que c’est une réaction qu’un père aurait pu avoir avec sa fille mais Charles n’était pas son père, il n’a jamais considéré l’avocate comme sa fille, elle était tout juste humaine à ses yeux. Du moins c’est ainsi qu’elle se sentait quand ils étaient dans la même pièce. « Quand ma mère est morte, Charles a jeté toutes ses affaires. Le lendemain je suis arrivée du collège et c’était comme si elle n’avait jamais vécu avec nous. » Cette impression que sa mère était morte une seconde fois lui avait arraché le dernier morceau de son cœur. Elle se souvient qu’elle était furieuse, qu’elle avait hurlé après Charles, qu’elle l’avait insulté et qu’il n’avait rien dit. Comme si il s’en foutait de ce qu’elle pensait. Ça l’avait rendu folle qu’il ne lui accorde même pas un instant pour faire son deuil. « Je croyais qu’il avait fait ça pour m’emmerder mais peut être qu’il y avait pire que cette correspondance… » Il y avait pire. Bien pire oui. Seulement les deux jeunes femmes ne le sauront jamais. Charles a effectivement détruit un journal intime où Chloé y racontait des histoires bien plus sombre que Magalie ne devait pas lire. Jamais. Elle ne s’en serait sûrement pas relever si elle avait parcouru ce livre. Chloé Voisin était totalement dingue et son esprit était bien plus manipulateur que Magalie le croyait autrefois. Elle ne s’en rend compte que maintenant. merde alors. charles a p'tre un cœur finalement. Comment un enfoiré comme lui pouvait en avoir un ? Telle était la question à un million. « Je ne sais pas ça me perturbe trop pour y penser. » Ce n’est pas tellement étonnant. Voilà vingt ans que Magalie déteste Charles de tout son cœur. Elle le croit responsable de toute la merde qui lui est tombée sur la tête depuis qu’elle est gosse alors l’imaginer en père prévenant ? Elle ne peut pas. Elle n’arrive même pas à l’imaginer. pourquoi tu n'm'as pas appelé magalie ? Elle hausse les épaules en soupirant. Elle aurait pu tous les appeler, ils auraient lu tous ça ensemble devant un verre, une bouteille d’un alcool quelconque, mais elle ne pouvait pas faire ça, elle devait le faire seule. Pour diverses raisons mais elle préfère la version épurée pour Max. « J’avais aucune envie que tu me voies comme ça. » Comment ? Dans un état pitoyable. Elle était la plus impénétrable du groupe, elle ne craquait jamais, elle ne pouvait pas le faire, elle restait toujours si droite dans ses chaussures qu’elle-même ne se rappelait pas la dernière fois qu’elle s’était laissé pénétrer par le chagrin. Qu’elle avait simplement pleuré. Et pourtant la vieille elle s’était écroulée si lourdement sur le sol que ce matin elle était elle-même étonnée de tenir encore debout. j'sais même pas quoi te dire je ... Ouai c’est pas étonnant, si Magalie avait été dans son cas elle n’aurait rien pu dire non plus. Maxine ne pouvait pas cracher sur Chloé Voisin. On ne maudit pas les morts n’est ce pas ? Et pourtant l’avocate, elle l’avait maudite, plus d’une fois sa mère. Si dans le passé elle l’avait détesté pour l’avoir obligé à subir son suicide désormais elle connaissait une autre partie de la personnalité de sa mère et elle la haïssait encore plus fort. Elle bouge légèrement le poignet signe qu’il n’y avait rien à dire de plus. Elle ne pouvait rien dire, ni rien faire de plus que l’écouter déballer les merdes qu’elle s’était calés sur le dos. « Attends de savoir la suite. » Un sourire amer se dessine sur son visage. « Y a une demie Magalie dans la nature. Visiblement j’ai une demi sœur. » Ou plusieurs, elle en savait rien. Ça avait un choc de lire ça. Les deux demoiselles n’ont pas le même âge. Elle ne sait pas qui elle est mais, elle a une demi-sœur dans la nature. Elle n’arrêtait pas d’y penser, est ce qu’elles s’étaient déjà vues à Paris ? Est-ce qu’elles se ressemblaient ? Est-ce qu’elles avaient eu les mêmes vies pourries ? Est-ce que leur père était un bon père avec elle ? Elle n’en savait rien. Un long soupire douloureux sort de sa gorge avant qu’elle ne reprenne le fil de ses pensées. « Tu sais j’ai passé la nuit à repenser à ça. Je crois qu’elle m’a gardé pour faire chier mon géniteur et Charles par la même occasion. Aucun des deux ne voulait de gamin et elle a bousillé leurs deux vies à tous les deux. » Pas étonnant que l’un était furieux et s’en était pris à elle et que l’autre ne voulait même pas d’elle. Magalie s’est toujours dit que Chloé ne voulait pas d’enfant et que c’était un accident, mais, désormais ? Elle se dit que sa mère voulait sûrement faire un enfant dans le dos de Charles et de son amant. Comme à la loterie ça serait à celui qui l’engrosserait le premier. Pathétique. Et dingue. Mais pas étonnant lorsqu’on voit à quel point elle était tarée. « Ma stérilité n’est pas si mal finalement au moins je ne donnerais mes gênes pourries à personne. » Ça, c’est bien Magalie, trouver une bonne chose dans toute cette merde. Au moins elle ne se reproduira jamais. La nature n’était pas si mal faite au fond.

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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 4/2/2018, 14:23

 
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t'es surprise maxine. étonnement surprise par l'attitude de charles voisin. tu ne te prives d'ailleurs pas de remarquer la possibilité pour l'être infâme d'avoir quelques sentiments égarés. depuis le temps que tu le connais, que tu le côtoies, ça ne t'a jamais traversé l'esprit. et pour cause, son attitude n'a jamais été des plus plaisantes. t'avais plus souvent envie d'lui cracher à la gueule que d'le prendre dans tes bras. pourtant, t'es l'optimisme même, la douceur incarnée. impressionnant quand on t'connait. quand ma mère est morte, charles a jeté toutes ses affaires. le lendemain je suis arrivée du collège et c’était comme si elle n’avait jamais vécu avec nous. avec les éléments tous neufs que l'avocate vient d'ajouter, t'arrives à t'mettre à la place de charles. à te dire que c'était pas plus mal. parce que, d'une certaine façon -probablement pas la meilleure qui soit mais au moins, il aura essayé- c'est comme s'il avait voulu protéger magalie de la souffrance qu'allait engendrer cette nouvelle. parce que, soyons honnêtes, la brune a toujours idéalisé sa mère, bien qu'elle n'ait pas été un modèle de sainteté. elle n'avait pas toutes les cartes en main. et tu te dis que charles a peut-être voulu lui épargner une chute bien trop violente. un sentiment étrange de sympathie pour l'homme qu'est charles voisin te prend à la gorge. je croyais qu’il avait fait ça pour m’emmerder mais peut être qu’il y avait pire que cette correspondance … tu pousses un soupir parce que tu t'dis que tout est possible maintenant. malheureusement, recueillir ce genre d'information auprès de charles serait peine perdue. quoi que, si t'y mettais vraiment du tien, tu pourrais, éventuellement, obtenir les réponses aux questions restées en suspend. tu notes de garder cette option dans un coin d'ta caboche, poupée espiègle. et puis, finalement, tu lâches l'éventualité qu'il possède un cœur. ça t'étonnerait fortement mais comme on n'est plus au bout de nos surprises, autant tabler sur toutes les options possibles. je ne sais pas ça me perturbe trop pour y penser. et y a de quoi d'ailleurs. tu m'étonnes. ça fout tout en l'air cette histoire. que tu ajoutes. parce que c'était facile de détester charles. c'était facile de lui jeter la pierre. mais p'tre qu'au fond, il a juste trouvé que c'était plus aisé de le haïr lui, plutôt que de démonter les espoirs d'une gamine qu'a vu sa mère partir trop tôt. explication un peu tirée par les cheveux, c'est vrai. cela dit, cela reste pourtant une explication plausible. tu finis par lui demander pourquoi elle ne t'a pas appelé. elle n'aurait pas dû lire ces correspondances toute seule, t'en restes convaincue. j’avais aucune envie que tu me voies comme ça. raison valable mais que tu ne juges pas recevable. t'es au courant qu't'as le droit de craquer ? parce que tu sais bien qu'elle a un caractère bien trempé, qu'elle est forgée de glace et d'acier. mais ça n'est jamais bien solide quand on s'évertue à démanteler des tonnes de souvenirs erronés. tu m'as déjà vu dans des états pitoyables ... c'est ça c'qui nous lie. les bons moments, comme les mauvais ... et j'reste persuadée qu't'aurais pas dû être toute seule, peu importe à quelle point la douleur a pu être forte. la tendresse, la douceur. l'amie qui se sent un peu mise de côté bien que ce ne soit pas le cas. t'aurais aimé partager cet instant difficile à ses côtés. un brin masochiste, probablement. sauver la veuve et l'orphelin, ça fait parti d'ton quotidien. mais la sauver elle, qui sera capable de l'faire ? t'aurais aimé essayer au moins. seulement, tu n'trouves pas les mots. tu n'sais pas quoi dire maxine. p'tre bien qu'il n'y a rien à dire après tout, qu'tu t'creuses les méninges pour pas grand chose. envie de trouver les réponses manquantes. attends de savoir la suite. t'arques un sourcil. ah parce que c'est pas tout ? c'est sorti tout seul. souffle intenable, tu colles ta main sur ta bouche, comme si t'avais dit une connerie et qu'tu retenais les autres à l'entrée d'tes lèvres à demi scellées. y a une demie magalie dans la nature. visiblement j’ai une demi sœur. yeux écarquillés, filtres enlevés. what the ... bah merde alors ... tu manques une fois de plus de tomber d'ta chaise. définitivement convaincue qu'elle aurait dû t'appeler, ou au moins l'un des vôtres, qu'elle n'aurait pas dû être seule pour tant d'nouvelles accablantes. pensée sournoise qui fait l'tour de ta boîte crânienne et suivant laquelle la possibilité que la poupée en question puisse être une connaissance de l'avocate. frisson courant dans ton dos. si ça s'trouve, c'est toi qui la connait. si ça s'trouve, c'est un d'la bande qui la connait. décidément, l'idée d'passer ta soirée en compagnie de ton coéquipier a foutu l'camp. tu sais j’ai passé la nuit à repenser à ça. je crois qu’elle m’a gardé pour faire chier mon géniteur et charles par la même occasion. aucun des deux ne voulait de gamin et elle a bousillé leurs deux vies à tous les deux. ça s'tient. raisonnement somme toute logique. ma stérilité n’est pas si mal finalement au moins je ne donnerais mes gênes pourries à personne. bien que la remarque t'arrache un léger sourire, ta tête se balance de gauche à droite. faire de l'humour ou tenter d'trouver un point positif à toute cette histoire. tu ne saurais dire quelle est la bonne réponse. cela dit, tu ne peux pas la laisser penser une chose pareille. dis pas d'connerie, ça aurait p'tre raté une génération. manquait plus que toi aussi, tu partes dans l'humour. tu t'frottes le front, un nouveau soupir qu'tu ne cherches pas à retenir. et tu veux faire quoi maintenant ? que tu demandes en te laissant aller contre le dossier de ta chaise. j'peux creuser si tu veux ... mais seulement si tu le souhaites. parce que tu ne feras rien tant qu'elle ne te l'auras pas demandé. la curiosité est pourtant bien grande en toi mais si elle ne veut pas, tu n'en feras rien.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 6/2/2018, 17:07



Maxine Barnes & Magalie Voisin
on ne se libère pas comme ça de son passé. on n'échappe pas comme ça
aux sables mouvants de ses obssessions
Depuis ce matin Magalie ressentait ce besoin de parler, de raconter ce qu’elle avait appris. Elle n’était pas assez forte pour supporter ce nouveau fardeau sur les épaules. Elle était déjà tellement bancale à l’intérieur. Elle s’était construite avec un père adoptif qui ne l’aimait pas. Une mère qui se foutait d’avoir un gosse. Et un père qu’elle ne connaissait pas. Et désormais elle devait vivre avec l’idée que sa mère n’était qu’une garce. Que son père ne voulait pas d’elle. Et que Charles était celui qui voulait l’aider ? Non elle n’arrivait pas à l’accepter. tu m'étonnes. ça fout tout en l'air cette histoire. Elle avait passé tellement d’années à le détester, à lui vomir les pires insultes qui lui venait en tête et d’un seul coup il devenait paternel ? C’était un virage bien trop important pour Magalie, elle n’arrivait pas l’assimiler. Avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit, son portable se met à sonner. Le nom de Charles s’affiche dans la catégorie sms. Étonnant. Lui qui ne s’abaisse jamais à lui laisser de texto venait de le faire. Le corps de l’avocate se tend immédiatement et elle le lit à haute voix pour faire part des dernières nouvelles à sa meilleure amie. « J’imagine que si tu filtres mes appels c’est que tu as déjà ouvert le carton... » Qu’il connaisse sa manière de faire agace réellement Magalie et elle sent un muscle de sa joue tressauter. «… Amélie n’aurait jamais dû te donner ce carton. Tu n’aurais jamais dû lire ça seule… » Un grondement sort violemment de sa gorge. «…Je veux qu’on se voie Magalie. Amène ton amie Maxine si tu le souhaites, on doit en parler ensemble. Appelle moi !! » Des ordres. Des conseils. Des points d’exclamation. Il parlait de Maxine en plus ? Ce sms lui donne un tel frisson qu’elle en sursaute. « Tu crois qu’il nous enterrera où lorsqu’il nous aura tués toutes les deux ? » Lui qui n’avait jamais eu un mot gentil pour elle. Lui qui n’a jamais réellement apprécié la flic même si il jouait les beaux parleurs devant elle, voulait qu’elles viennent ensemble dans la maison de l’enfer ? C’était sans aucun doute un coup monté pour les tuer. Elle jette son téléphone dans son sac en soupirant lourdement. Le harcèlement de Charles était bien trop difficile à comprendre et la rendait nerveuse. Magalie n’aimait vraiment pas être dans cet état. C’est d’ailleurs ce qu’elle essaie d’expliquer à Max, elle ne voulait pas qu’elle la voie dans cet état. t'es au courant qu't'as le droit de craquer ? Elle secoue doucement la tête. Si elle se mettait à craquer maintenant, elle n’est pas sûre de le supporter. tu m'as déjà vu dans des états pitoyables ... c'est ça c'qui nous lie. les bons moments, comme les mauvais ... et j'reste persuadée qu't'aurais pas dû être toute seule, peu importe à quelle point la douleur a pu être forte. Sa poitrine se resserre et elle passe une main pour masser sa poitrine sans y faire attention. Elle ne peut pas craquer, elle ne le souhaitait pas. Encore moins ici dans ce bureau. Maxine verrait cette scène à chaque fois qu’elle y rentrerait. « J’ai l’habitude d’être la plus forte de notre groupe. » Émotionnellement parlant évidemment. « Je ne peux simplement pas me permettre d’être dans un état pitoyable Maxine. » Elle ne voulait pas être dans cet état pour une femme comme Chloé. Elle ne voulait pas être blessée par ses lettres mais la vérité c’est qu’elle l’était, blessée, violemment blessée même et elle ne savait pas gérer ce genre de vague émotionnelle. « J’ai peur de plus remonter la pente ensuite. » Elle venait de souffler ça dans un filet de voix mais la douleur qu’elle y entendait lui brisait les tympans. Voilà de quoi Magalie avait peur. Ne plus remonter. Lorsqu’elle avait trouvé Chloé dans son bain, un bout d’elle est morte lorsque ses doigts ont touché la gorge de sa mère. Elle avait peur de sacrifier la seconde partie d’elle-même en craquant maintenant. Peut-être que remuer tous ça seule n’était pas une bonne idée, elle pensait pouvoir gérer mais qui peut gérer ce genre de bombe sans être un minimum remué ? Personne. Alors elle préfère lui parler de sa demi-sœur. what the ... bah merde alors ... Ouaip. Elle aussi avait eu cette réaction. Peut-être qu’elle connaissait cette fille, peut être qu’elles s’étaient déjà rencontrées et qu’elles ne savaient même pas qu’elles avaient le même sang. Une réflexion lui vient sur sa stérilité, ce n’est pas si mal finalement vu le bordel qu’était sa famille, un gosse là-dedans ça serait simplement terrible. dis pas d'connerie, ça aurait p'tre raté une génération. Cette fois-ci, un sourire moqueur se raccroche au bout de ses lèvres. Non ça n’aurait certainement raté une génération. Magalie avait trop de névrose et de défaut pour que cet enfant imaginaire soit heureux. Et quel homme saint d’esprit la supporterait assez longtemps pour ça ? et tu veux faire quoi maintenant ? j'peux creuser si tu veux ... mais seulement si tu le souhaites. La question qui fâche. Elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire. Est-ce qu’elle voulait en savoir plus sur cet homme ? Sur sa sœur ? Sur cette famille peut-être heureuse ? Elle n’en était pas sûre. Rien que d’entendre le prénom de Magalie, la femme de son géniteur, lui filerait la nausée. « Il n’a jamais voulu de moi, pourquoi je voudrais le retrouver ? » La gamine salement écorchée par la vie revient sur le tapis. C’est ce que l’adolescente qu’elle était aurait pu dire. L’adulte sait que c’est puéril mais est ce qu’on peut vraiment lui en vouloir. Magalie se frotte le visage en soupirant de nouveau. « Je ne sais pas ce que je veux faire Max. Je suis inquiète. Si ce qui ressort de cette recherche est aussi terrible que je l’imagine je ne suis pas sûre de pouvoir le supporter. » Un ricanement amer sort de ses lèvres. « Je suis déjà bancale Max. Je veux juste pas m’écrouler. » Et elle était déjà à la limite, au bord du précipice, prête à tomber. La chute sera brutale elle le sait, elle le sent. Et elle n’est pas sûre de pouvoir en supporter davantage. Magalie était humaine après tout, même elle, elle pouvait couler. « Tu ferais quoi à ma place ? » Une simple question d’une amie à une amie. Maxine lui dirait la vérité, elle le savait. Elle prendra ensuite sa propre décision mais elle a besoin de savoir ce que sa meilleure amie ferait si la situation était inversée. En même temps Magalie y réfléchit aussi, elle dirait certainement à Maxine qu’elle devrait se renseigner parce que les interrogations sont pires que les informations. Putain. Elle savait ce qu’elle devait faire, elle n’était juste pas prête à le dire tout de suite.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine 6/2/2018, 22:54

 
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ces révélations sont accablantes. inimaginables même. t'es pas vraiment du genre à supporter que l'on entache la mémoire des défunts. pourtant, aux vues des preuves apportées, tu n'as pas d'autres choix que de t'y résoudre. et tu ne peux qu'imaginer l'état d'esprit de ta meilleure amie. elle qui avait gardé un souvenir assez plaisant de sa génitrice, bien que bien fade pour être honnête. t'as bien du mal à trouver les mots justes, ceux qui ne feront pas tache dans le décor. mais t'y arrives pas. t'es pourtant douée à ce petit jeu-là. mais là, t'as rien qui vient. pas même une ébauche. tu t'mets à divaguer sur les intentions de charles, te disant qu'il n'étais p'tre pas celui qu'tu pensais être, qu'il avait si bien caché son jeu pendant toutes ces années. joueur de poker hors pair. c'est la sonnerie du téléphone de l'avocate qui te tire de tes pensées décousues. léger sursaut. t'observes la réaction de ton amie et tu t'rends bien compte qu'il y a quelque chose qui ne va pas. les traits de son visage se figent. y a cette veine, sur son front, qui ressort quand elle se crispe. et à en juger par cette fameuse veine, c'est le cas à l'instant. j’imagine que si tu filtres mes appels c’est que tu as déjà ouvert le carton ... amélie n’aurait jamais dû te donner ce carton. tu n’aurais jamais dû lire ça seule … je veux qu’on se voit magalie. amène ton amie maxine si tu le souhaites, on doit en parler ensemble. appelle moi !! c'est à ton tour de te figer. t'as bien compris ce c'était un message de charles. la théorie selon laquelle il voulait la préserver devient de plus en plus réelle. et ça t'effraie en un sens. toi qu'est douée pour cerner les gens, tu te serais planté sur lui pendant tout c'temps. ça te semble totalement absurde et pourtant, les faits sont là. et qu'il réclame ta présence, alors ça, tu n'y attendais certainement pas. enfin, réclamer, c'est un bien grand mot. disons simplement qu'il ne serait pas contre le fait que tu accompagnes magalie. damn ... que tu souffles. tes origines anglaises ressortent plus facilement sous le coup de la surprise. t'as toujours trouvé les insultes plus classieuses en anglais. tu crois qu’il nous enterrera où lorsqu’il nous aura tués toutes les deux ? tu grimaces, à moitié embarrassée. j'préfère même pas savoir ... que tu souffles, un frisson courant le long d'ta colonne vertébrale. tu n'avoueras pas que la même question s'est imposée dans ta boîte crânienne. t'es toute retournée, léthargique. t'as l'impression qu'le monde tourne à plein régime et qu'la pièce est plongé dans un ralenti interminable. pourtant, c'est pas de ton histoire qu'il s'agit. t'oses même pas te risquer à penser au chaos que ce doit être en magalie.

c'est pour cette raison qu'tu lui dis qu'elle a le droit de craquer. tu lui rappelles aussi les états dans lesquels elle a déjà pu te trouver, lui assurant qu'elle n'aurait pas dû être seule pour lire les lettres. c'est pour ça qu'les amis sont faits après tout. j’ai l’habitude d’être la plus forte de notre groupe. je ne peux simplement pas me permettre d’être dans un état pitoyable maxine. faible soupir que tu ne retiens pas, ta tête qui s'penche légèrement sur le côté. ton regard s'attendrit en un battement de cils. tu t'retrouves enfin. arrête un peu, c'pas parce que t'es notre roc que tu n'as pas le droit de lâcher du lest de temps en temps. tu n'peux pas continuer à encaisser perpétuellement, sans jamais rien dire. t'es pas un robot magalie. et t'appuies bien sur ta dernière phrase. parce que tu veux qu'ça lui rentre dans l'crâne. parce que la bande, elle est sait bien qu'magalie c'est la plus forte. mais elle sait aussi qu'ça finira par la détruire. parce qu'à force d'encaisser sans jamais broncher, ça finira par mal tourner. j’ai peur de plus remonter la pente ensuite. tes lippes se pincent l'espace d'un instant. mais y a pas à réfléchir pendant cent sept ans, la réponse sort d'elle-même. parce que tu crois sérieusement que j'vais t'laisser en bas ? le regard presque offusqué qu'elle puisse éventuellement y penser. t'es pas toute seule magalie. tu n'l'as jamais été. pour toute ces fois où c'est toi qui nous a remonté, il serait p'tre temps que ce soit à notre tour. le sourire en coin d'la poupée espiègle qui ne compte pas lâcher l'morceau. elle a beau être bornée l'avocate, tu l'es tout autant.

la brune en vient à évoquer l'existence d'une demi-sœur. comme si c'était pas déjà suffisant de découvrir qui était chloé voisin, il fallait en plus rajouter une existence au décor déjà bien trop surchargé. trop d'éléments à prendre en considération, t'as l'impression que ton cerveau va exploser. t'en viens donc à poser la fameuse question : qu'est-ce qu'elle veut faire ? plusieurs solutions, une seule décision. il n’a jamais voulu de moi, pourquoi je voudrais le retrouver ? question légitime. t'en attendais d'ailleurs pas moins de sa part. je ne sais pas ce que je veux faire max. je suis inquiète. si ce qui ressort de cette recherche est aussi terrible que je l’imagine je ne suis pas sûre de pouvoir le supporter. je suis déjà bancale max. je veux juste pas m’écrouler. tu ne peux que comprendre son indécision, ses doutes aussi. passé bien plus brouillon que ce qui avait déjà été dévoilé. situation bien plus complexe qu'il n'y parait. trop de questions soulevées pour si peu de réponses. tu ferais quoi à ma place ? une nouvelle fois, tu te laisses retomber contre le dossier de ton fauteuil. besoin d'un avis extérieur. seulement voilà, ça te touche bien plus que ça ne devrait. parce que tu la connais depuis si longtemps, parce que vous avez partagé tellement de choses que ta vie est maintenant liée à la sienne. et inversement. tu prends donc quelques secondes pour trouver une réponse la plus rationnelle possible. c'est pas facile magalie. que tu commences, soupir qui s'échappe sans que t'ais vraiment eu le temps de le retenir. mais j'pense que tu devrais tenter le coup quand même. que tu poursuis, le regard qui s'perd sur ton bureau. rester avec des questions sans réponses, c'est pas c'qu'y a d'plus sain. ça va t'cramer la cervelle. parce que tu vas te les poser tous les jours sans pour autant pouvoir y répondre. et y a probablement rien d'pire que ça d'ailleurs. dans l'pire des cas, ça confirme les appréhensions que t'as déjà ... dans l'meilleur, tu peux essayer de te reconstruire. parce que si, à l'époque, son père biologique n'a pas voulu d'elle, les choses peuvent avoir changées. peut-être pas. peut-être qu'il pourra lui apporter des renseignements cruciaux. peut-être qu'il cherchera à la repousser comme il l'a rejetée quand chloé lui a parlé d'elle. peu importe c'que tu décides de faire, je serais là ... on sera là. que tu conclus, plantant ton regard noisette dans l'sien. t'as besoin qu'elle comprenne qu'elle ne fera pas ça toute seule et qu'elle aura tout le soutien dont elle a besoin. même si elle n'en fait pas la demande. à vrai dire, elle n'en n'aura même pas besoin. juste qu'elle sache, c'est tout ce qui t'importe.




le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine Hier à 18:28



Maxine Barnes & Magalie Voisin
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Ce SMS n’arrivait vraiment pas au bon moment bien au contraire, au lieu de se sentir en sécurité, chéri et soutenu, Magalie se sentait en danger. Lorsqu’elle dit à Maxine qu’elle s’attendait à mourir de la main de Charles elle ne plaisantait qu’à moitié. j'préfère même pas savoir ... Visiblement elle n’était pas la seule à être totalement prise au dépourvue pour le soudain harcèlement de son père adoptif. Elle fusille son téléphone du regard et se masse les tempes en sentant la colère lui vriller l’arrière du crâne. La tension n’arrêtait pas de grimper et la fatigue s’abattait sur les épaules de l’avocate qui semblait sur le point de s’écrouler sur le sol. « Admettons que Charles soit devenu un père aimant… » Elle ressert la mâchoire ses mots lui brûlent la gorge lorsqu’elle les prononce. « Putain même le dire me file envie de boire de l’acide… » Et ce n’était même pas ironique, Magalie se sentait soudainement sale rien qu’en pensant que Charles pourrait être un père pour elle. Elle n’a vraiment pas besoin de ça maintenant, elle n’a pas besoin qu’il devienne prévenant et attentionné, elle n’a pas besoin qu’il devienne doux et gentil, elle ne veut pas remettre sa haine en question. Elle ne veut pas réfléchir au pourquoi il a été un tel enfoiré avec elle depuis des années maintenant. « Bref. Imaginons qu’il soit sincère. À quel point la vérité peut être pourrie pour qu’il accepte que je lui crache dessus depuis des années ? » A quel point ça doit être terrible pour qu’il accepte que la fille qu’il élève depuis sa naissance lui crache sa haine chaque jour que Dieu fait ? Qu’est-ce qu’il cache depuis des années ? Trop de questions qui resteront sans réponse Magalie le sait. Même si elle appelait Charles maintenant, il ne lui raconterait rien, en prenant en compte qu’il pourrait faire de sa vie un enfer pour la protéger depuis toutes ses années il ne risque pas de lui dire la vérité aujourd’hui. « A quel point ma mère était une sale garce ? Évidemment le fait qu’elle se suicide avant que je rentre de l’école aurait dû me mettre la puce à l’oreille… » Un frisson glisse le long de son dos lorsqu’elle prononce ses mots. Elle ne se souvient même pas avoir dit cela, elle ne sait même pas si elle l’a un jour avoué à qui que ce soit. Evidemment elle a dit que sa mère s’était suicidée mais a-t-elle dit qu’elle avait retrouvé le corps ? Elle ne sait pas. Elle ne se souvient pas. Elle en parlait tellement peu que si ça se trouve Maxine entend cette histoire pour la première fois. Avec les années elle a essayé de ne plus y penser, mais aujourd’hui elle y réfléchit. Chloé était une garce elle le sait désormais mais elle n’a jamais imaginé qu’elle s’était suicidée à ce moment-là pour la blesser elle. Mais alors pourquoi une mère ferait ça à cette heure-là alors qu’elle savait que Charles ne rentrerait pas avant des heures ? Laisser Magalie régler le problème seule, sans Charles pour la « soutenir ». Elle l’avait fait exprès, elle en était sûre maintenant, la bile lui remonte le long de la gorge et elle lève la main vers Maxine. Une minute. Il lui faut une minute pour se reprendre. Pour ne pas craquer, se déchirer en deux et se perdre dans ses cauchemars. Cette obsession d’être toujours courageuse, le roc du groupe, mais elle n’était pas invincible, loin de là. arrête un peu, c'pas parce que t'es notre roc que tu n'as pas le droit de lâcher du lest de temps en temps. tu n'peux pas continuer à encaisser perpétuellement, sans jamais rien dire. t'es pas un robot magalie. Elle aimerait bien l’être pourtant. Elle aimerait retirer ce cœur qui bat violemment dans sa poitrine. Ne plus rien ressentir. Anéantir la souffrance et ne plus jamais la ressentir. Devenir froide était sa seule manière de fonctionner, sa seule idée pour ne pas perdre pied et aujourd’hui même cette technique ne marchait plus. parce que tu crois sérieusement que j'vais t'laisser en bas ? Non. Elle savait qu’elle ne la laisserait jamais couler mais ça ne veut pas dire que l’avocate ne pouvait pas sombrer quand même. Parfois même avec des amis, une famille les gens s’écroulent sans aucun moyen de survivre. Elle ne voulait pas tester cet état. Jamais. t'es pas toute seule magalie. tu n'l'as jamais été. pour toute ces fois où c'est toi qui nous a remonté, il serait p'tre temps que ce soit à notre tour. Un léger sourire tremblotant s’accroche à ses lèvres. Elle ne sait pas si elle peut parler sans lâcher la bombe qui semble enfler dans sa gorge. Un froid glacial semble s’accrocher à elle, elle frotte ses bras en plongeant son regard dans la contemplation de ses escarpins. Les planter dans la gorge de sa mère voilà ce dont elle aurait besoin. « J’oscille un peu entre colère et souffrance. Je frapperais bien ma belle-mère à coup-de-poing. Et je me roulerais bien au fond de mes couvertures. » Une larme s’échappe et s’écoule le long de sa joue avant qu’elle ne l’efface comme si elle venait de lui brûler la peau. Un léger rire rauque sort de sa bouche. « Je ne ferais ni l’un ni l’autre cela dit. » Difficile d’imaginer Magalie allongée au fond de son lit, sa couette sur la tête la poitrine tellement douloureuse qu’elle s’imagine mourir de cette souffrance. Et elle ne va certainement pas s’en prendre à Amélie qui n’a rien fait de mal. On ne tue pas le messager. Dommage. Mais cette phrase est simple elle ne va pas craquer de suite, même si elle sait que Maxine sera là pour ramasser avec elle les bouts de son cœur lorsqu’elle se sentira capable d’abandonner sa carapace. Et visiblement ça risque de ne plus être très long. Elle lève la tête lorsque Max lui demande ce qu’elle compte faire des informations qu’elle a apprises. Le nom de son père biologique. Sa demi-sœur cachée. Tu ferais quoi à ma place Maxine ? Voilà la question qu’elle lui pose. Parce qu’au fond le roc ne sait pas vraiment quoi faire de toutes ses informations. c'est pas facile magalie. mais j'pense que tu devrais tenter le coup quand même. rester avec des questions sans réponses, c'est pas c'qu'y a d'plus sain. ça va t'cramer la cervelle. parce que tu vas te les poser tous les jours sans pour autant pouvoir y répondre dans l'pire des cas, ça confirme les appréhensions que t'as déjà ... dans l'meilleur, tu peux essayer de te reconstruire. Un long soupire sort de ses lèvres. Elle savait qu’elle répondrait ça. Parce qu’elle-même lui aurait dit la même chose. Les pourquoi vibrent sur ses lèvres depuis qu’elle sait. Pourquoi son père n’a pas voulu d’elle ? Pourquoi Charles lui a caché toute cette histoire ? Pourquoi sa mère la haïssait à ce point ? Chloé n’était plus là pour subir sa colère. Charles ne parlerait pas même sous la torture. Alors peut être que son père biologique serait plus enclin à lui dire la vérité. Elle avait besoin de ça pour comprendre enfin qui elle est. peu importe c'que tu décides de faire, je serais là ... on sera là. Elle hoche la tête. Elle sait qu’ils ne la lâcheront pas. Elle n’a aucun doute là-dessus, ils ont toujours été là pour elle. Même quand elle leur balançait leurs quatre vérités, même quand elle y allait fort et ne faisait pas dans la dentelle. Ils seraient là pour elle et si elle tombe, ils la rattraperont. « J’ai toujours pensé que les secrets sur ma naissance n’étaient pas importants. Mais je mentais. Je dois savoir, sinon je vais devenir dingue. » Elle ressort le paquet de lettre de son sac et le lance sur le bureau de Maxine, au-dessus le nom de son père se détache sur un post-it, elle comptait déjà lui demander de faire des recherches, elle le sait au fond d’elle. Elle avait seulement besoin d’un peu de courage que Maxine vient de lui offrir. Maintenant comment réagira Magalie quand elle découvrira la vérité ? Que son père s’est bien marié à cette Magalie, qu’ils ont eu Lucie sa demi-sœur, et qu’il est mort il y a un an seulement ? ça c’est autre chose. Une sonnerie la fait sursauter et elle regarde l’écran de son portable en fronçant les sourcils. « Ok. Faisons ses recherches avant que j’explose. » Elle tourne l’écran vers Maxine, le nom de Nathan s’affiche. Visiblement il connaissait la vérité sur sa vie lui aussi, sinon il ne l’aurait pas appelé. Voilà une nouvelle information dont elle se serait bien passée. Cette information est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, elle va craquer, elle le sait, elle le sent, elle va découvrir quelque chose de gros et Magalie Voisin ne sera plus jamais la même après ça.
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Une bombe humaine sur le point d'exploser. Une cocotte-minute constamment sous pression dans laquelle bouillonnent depuis trop longtemps du ressentiment, de l'insatisfaction, une envie d'être ailleurs.
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On ne se libère pas comme ça de son passé - Maxine

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