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Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo.

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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : Olivia Wilde

CRÉDITS : Shiya (ava) / Y_C_M (signa)

PSEUDO : DSO / Yann


MessageSujet: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 22:18



Valentina Perez

featuring Olivia Wilde

NOM : Perez. Le soleil, l’Espagne, la sangria. Le déhanchement des danseuses de flamenco au rythme des castagnettes. Les olé du toréador dans l’arène. Le chant des cigales, et celui des gypsys à la guitare au coin du feu quand vient le soir. Avouez, au moins un de ces stéréotypes vous est venu à l’esprit en lisant ce patronyme. Et c’est bien normal. Sa détentrice a tout de l’image d’Epinal que l’on peut avoir d’une espagnole. Elle a dans les artères la canan et les pigments qui font le sang de la terre, comme la lave d’un volcan. Du caractère et un sacré tempérament qui ont valu à sa mère du souci et des tourments. Perez. A l’image de Martin en France, ce nom est d’un banal de l’autre côté de la frontière trans-pyrénéenne. C’est elle : une fille ordinaire rêvant d’une vie extraordinaire. PRÉNOM : Ah, Valentina … . Du latin Valens, signifiant forte, robuste ou vigoureuse. Là dessus, on peut dire que l’on est dans le vrai. Valentina. Petit chérubin de l’amour, décochant tes flèches en plein cœur et faisant partir en vrille les cibles qu’elles atteignent. Là en revanche, ça se discute. Quatre syllabes soufflées par le sirocco emmenant dans son sillage une beauté froide, hitchcockienne et d’un autre temps. Visage de perle, teint de rose, orbes kyanites. Valentina ton nom sonne comme le chant du couchant. Du levant résonne l’écho du vent. Petite fille d’ailleurs. Que la vie devant toi mélange rive et langage. Neuf lettres dans sa main signe son chemin. De Narón à Paris, rien ne lui est interdit. ÂGE : Vingt-neuf ans. Vingt-neuf printemps qu’elle a vu éclore et germer. L’âge de la sagesse. Ou à défaut, de la maturité. Ca, c’est en théorie. En pratique, Valentina n’est qu’une gosse. Une gosse s’accrochant fermement à sa liberté, comme un koala le fait avec son arbre. Oh liberté chérie qu’elle porte en bandoulière et que rien n’arrête. Sourde aux obligations, sourde aux responsabilités, sourde aux engagements. Oh sourde, reste sourde. Eternelle féline indomptable bravant l’autorité et les règles établies, telle une adolescente en voulant à la Terre entière et en rébellion permanente. Ni Dieu, ni chaîne, ni maître. Juste une implacable fureur de vivre, exacerbée par les arômes entêtants de l’indépendance. Le pire dans tout cela, c’est que Valentina ne va pas en s’assagissant les années passant. La mama n’a donc sans doute pas fini de se faire des cheveux blancs au sujet de sa progéniture. DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Le 14 Février 1988. Non ce n’est pas une blague, Valentina est bel et bien née … le jour de la Saint Valentin. N’ayant aucune idée du nom qu’elle allait donner à son bébé, la très catholique Maria Magdalena Perez décida qu’elle appellerait son enfant du nom du Saint Patron à l’honneur le jour où se produirait son heureux évènement. Ce qu’il y a de bien, c’est que c’est deux en un comme le shampoing. Au moins c’est pratique, et les gens n’oublient quasiment jamais la date de son anniversaire. Inutile de vous dire qu’elle n’est pas très fan de la Saint Valentin, car en plus de n’avoir personne avec qui célébrer le jour des amoureux, elle prend une année de plus au compteur. La double peine. C’est à Narón, une petite ville de Galice, la province de l’Espagne qui a historiquement toujours était la plus pauvre, qu’elle vit le jour. Cela ne vous rappelle rien ? L’incandescente Carmen de Georges Bizet peut-être ? C’est donc ainsi qu’éclot l’oiseau rebelle qui n’a jamais jamais connu de loi. ORIGINES : Ne vous fiez pas à son teint laiteux et à la clarté de ses yeux, qui n’a d’égal qu’à celle des fjords scandinaves. Valentina est espagnole. Attention, une vraie espagnole. Pas une catalane ou une castillane, qu’elle considère comme étant des femmes superficielles et ennuyeuses. Son Espagne, c’est celle des oubliés. Celle qui vit de la pêche et de l’agriculture. Celle qui n’est que désolation, vastes étendues et arbres morts ou calcinés. On est bien loin des paysages idylliques et paradisiaques de carte postale, des plages de sable blancs et des palmiers. La Galice. Dernier bastion de la vieille Espagne. Celle qui souffrait naguère de la pauvreté et du régime franquiste. Etre né en Galice, c’est être exclu de tout et ne bénéficier de rien. ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle. Valentina aime les hommes, et ces derniers le lui rendent bien. Sans être une allumeuse ou une femme très portée sur la chose, elle est pourtant bien malgré elle una Donna Juana. Il y en a eu des hommes dans sa vie. Oh que oui ! C’est une amazone de l’amour. Le frisson et la rudesse de la conquête, c’est de loin ce qu’elle préfère. Ceci dit, le fait d’être courtisée ainsi que l’objet de toutes les convoitises n’est pas pour lui déplaire de temps à autres. Alors elle alterne. Tantôt femme directe et entreprenante. Tantôt petite ingénue et godiche en apparence. Le tout sans culpabilité aucune, au grand dam de sa mère qui l’a pourtant élevé dans le typique esprit puriste catholique hispanique. Navrée mama, ta petite fille ne se présentera pas pure devant l’autel le jour de son mariage. Si mariage il y a un jour. STATUT CIVIL : Célibataire. A quel autre statut peut aspirer une femme éprise de liberté ? La seule chose qui vaut la peine d’être vécue selon elle, c’est le début d’une relation amoureuse. Cette délicieuse phase où l’on déploie tout un attirail de séduction pour conquérir un être. Sa vision de l’amour est très romanesque. Pour elle le plaisir est avant tout dans la tête, dans l’histoire. Même s’il est vrai qu’elle est loin de bouder l’amour physique. La vie à deux en revanche la lasse et l’ennuie très vite. Car aussi beau soit l’oiseau, il ne faut jamais oublier qu’il est avant tout rebelle et qu’il est loin d’apprécier le confort que peut lui apporter une cage. Fut-elle dorée. Valentina est de celle qui croit qu’elle a le temps. Qu’elle aura toujours le temps avant de songer à se poser et se stabiliser avec quelqu’un. Inutile de vous préciser que mama ne l’entend pas du tout de cette oreille. ÉTUDES/MÉTIER : Les études n’ont jamais été son fort. Hormis l’atelier théâtre au lycée où elle eut 19 sur 20, ses notes dans les autres matières atteignaient difficilement la moyenne. Exception faîte de l’Espagnol, qu’elle parlait même mieux que le prof. Elle s’est arrêtée après le BAC. Sans autre qualification en poche, Valentina pouvait difficilement espérer et surtout prétendre à mieux qu’un job de secrétaire et réceptionniste chez le magazine de mode Vogue. Cependant, c’est du provisoire et elle ne compte pas faire ça toute sa vie. Sa vie justement, c’est sur les planches des théâtres parisiens qu’elle la voit. Depuis quelque années, elle économise et caresse l’espoir d’intégrer le prestigieux Cours Florent pour peut-être devenir un jour comédienne. Beaucoup d’appelées et peu d’élues, mais Valentina ne connaît pas d’interdits. Surtout lorsqu’il est question de ses rêves. PASSION(S) : Même si initialement elle n’avait aucun attrait pour cela, la mode est devenue une passion sur le tard. Plus par nécessité pour son travail que par réelle envie. C’était franchement loin d’être gagné. Petite déjà, la senorita était un vrai garçon manqué qui préférait de loin s’ébrouer dehors et grimper aux arbres comme une petite sauvageonne, plutôt que de jouer les poupées et les coquettes. Désormais, elle accorde beaucoup plus d’importance à son apparence. Après tout n’est-elle pas la première personne que voient les personnes se rendant dans les locaux de Vogue ? Mieux vaut donc faire d’entrée de jeu bonne impression. Sa grande passion reste incontestablement le théâtre. Sous toutes ses formes. Du vaudeville à la comédie en passant par les mélodrames et les tragédies. Elle se voit en Ophélie dans le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. En Madame Vidal cherchant désespérément un amant. Ou encore en Chimène n’ayant d’yeux que pour son Rodrigue. Elle se sent l’âme de tout jouer. Rien ne lui fait peur. Après tout, sa vie n’est rien d’autre qu’une succession d’actes aux scènes de registres hétéroclites. Quand il lui reste un peu d’argent à dilapider à la fin du mois, elle prend ses jambes à son corps et se plonge dans l’obscurité des théâtres. Elle envie les comédiens et vit tellement la pièce, qu’il n’est pas rare que les larmes viennent embrumer ses yeux de tourmalines lorsque le rideau tombe et qu’elle applaudit à tout rompre. Vous l’aurez compris, Valentina a une âme d’artiste. Les arts quels qu’ils soient la font vibrer. Toutefois, si elle devait en choisir un qu’elle affectionne tout particulièrement en plus du théâtre, cela serait incontestablement la danse. Sa mère lui a transmis le virus très tôt. La danse classique ? Moui, elle aime bien. Le contemporain ? Ouais, c’est plutôt sympa. Les danses standards ? Ca passe, même si ce sont des disciplines plutôt strictes et rigides. Les danses latines ? Ah ça oui, elle les affectionne tout particulièrement. Paso, Flamenco, Samba, Salsa, Tango, Bosa Nova et j’en oublie sûrement. Ce qui lui plaît, ce sont les histoires que l’on peut raconter à travers ces danses. La dualité entre l’homme et la femme. Le rapport de force qui s’opère entre eux. Ce jeu de séduction. Ce côté très fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis. GROUPE : Un poison violent, c’est ça l’amour. Valentina c’est avant tout la fougue, la passion et l’explosivité. Elle est incapable d’aimer quelqu’un sans le haïr de façon tout aussi proportionnelle. Elle aime. De tout son cœur, de toute sa chaire, de tout son être. Sans restriction, ni demi mesure. Les histoires où tout est rose et s’apparente à un long fleuve tranquille, la blase et l’horripile. Pour elle, il faut nécessairement qu’il y ait des engueulades, des prises de tête et des accrochages. Si l’on ne se déchire pas, où est le plaisir des retrouvailles sous la couette ou à la bougie ? Oui, elle est comme ça Valentina. Pour aimer, elle a besoin de souffrir. Selon elle, ça va de paire et c’est indissociable. Les gens pour qui leur vie de couple est un enchantement et ne pose pas de problème, sont de son point de vue des gens qui se mentent à eux-même, qui n’ont pas le courage pour voir et surtout accepter la vérité. RANG : Eden de Cacharel. Elle court Valentina. Elle court inexorablement après ses rêves. Et tant pis s’ils s’éloignent et tendent à disparaître à mesure qu’elle se rapproche. Elle carbure au Carpe Diem. Profite pleinement des petits bonheurs volatiles et éphémères que lui donne le quotidien. Elle veut vivre sa vie. Vivre deux, trois, cent, mille vies. Elle est de celles qui sautent à pieds joints dans les flaques d’eau en poussant un rire, qui à lui seul suffirait pour chasser la grisaille. Elle est aussi de celles qui tournoient sur elles-mêmes en levant la tête vers les cieux, afin de pleinement se délecter des rayons que darde le soleil. Hemingway disait que Paris est une fête. Elle a la chance d’y être invitée Valentina. Alors autant en profiter pleinement et s’amuser, plutôt que de rester seule dans son coin et faire tapisserie. PV, SCÉNARIO, PRÉ-LIEN OU PERSONNAGE INVENTÉ : Poste Vacant.

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CARACTÈRE : Indépendante : Elle en est la définition et l’incarnation même. Pas un instant ne passe sans qu’elle n’en aspire à toujours plus. Outre le fait qu’il s’agisse là d’un trait à part entière de son caractère, ce besoin constant et éternellement insatisfait d’émancipation est très vite devenu une nécessité. La mama a tout fait pour que sa fille soit la plus heureuse possible et qu’elle ne manque de rien, mais elle a également très vite incité son oisillon à quitter le nid, pensant que c’était là la seule solution pour faire et obtenir ce dont elle désire. Boute-en-train : Valentina n’est jamais la dernière lorsqu’il s’agit de s’amuser ou rigoler. Véritable soleil chez Vogue, tant elle irradie par sa bonne humeur et ses blagues guignolesques, ses collègues en permanence sous-pression se régalent de ses multiples mots d’esprit. C’est d’ailleurs souvent vers elle qu’ils vont lorsqu’ils n’ont pas le moral. En bonne comédienne dans l’âme, l’espagnole sait mieux que personne remonter le moral des troupes, grâce notamment à ses imitations de la directrice artistique du magazine, devenues cultes au sein des locaux. Franche : Une qualité qui la dessert parfois. Quand Valentina a quelque chose à dire, elle le dit. Tourner autour du pot, faire des ronds de jambes et donner dans le politiquement correct : ça l’emmerde prodigieusement, comme elle dit. Tant pis si cela ne plaît pas ou peut blesser. En vingt-neuf ans, elle n’a jamais été une hypocrite alors ce n’est sans doute pas maintenant que cela va commencer. Elle n’est cependant pas une garce, qui prend un malin plaisir à envoyer des pics gratuits ainsi des remarques désobligeantes à qui mieux-mieux. Non ce rôle là, elle le laisse à d’autres. Impulsive : Le sang espagnol coule dans ses veines, ne l’oublions pas. Valentina est le genre de femme qui écoute plus son instinct et ses sentiments, plutôt que sa raison. C’est donc bien souvent sans réfléchir qu’elle agit. Comme ça, sur un coup de tête. Parfois elle n’est pas peu fière du résultat, et des fois elle ne peut que se mordre les doigts à posteriori, lorsqu’elle fait le constat de ce qui lui arrive ou de ce qu’elle a malencontreusement occasionné. Quand bien même vous tentez de la dissuader de quelque chose, c’est peine perdue. On n’arrête pas un TGV lancé à pleine vitesse à main-nue. Eh bien avec Valentina, c’est pareil. Rancunière : Même si elle a reçu une éducation très axée sur le religieux, le pardon n’a jamais été quelque chose que Valentina donne et accorde facilement. Trop fière et têtue pour cela ? Possible. Quand son orgueil saigne et crie vengeance des suites d’un coup-bas, elle est plus du style à rendre la pareille qu’à tenter de calmer le jeu. Jouer les victimes et tendre l’autre joue n’a jamais été dans sa nature. Alors elle remet les pendules à l’heure. Et tant pis si cela débouche sur une gueguerre puérile et stupide. Comme le roseau, elle peut plier et ployer, mais jamais elle ne rompt. Provocatrice : Pas dans le sens ou on l’entend généralement, à savoir la façon de parler ou s’habiller par exemple. Non. Chez Valentina, cette petite touche d’effronterie et d’insolence est bien plus subtile que cela. Le plus souvent, c’est par des gestes, des attitudes et des comportements que tout cela transparaît. C’est ténu, à peine perceptible et très discret, mais c’est là quoi qu’il en soit. Le plus drôle dans tout cela, c’est que ça semble plaire. Bien des gens lui disent que « ce petit quelque chose », fait tout son charme, son caractère et sa personnalité. Bien évidemment, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Notamment à son travail, où bon nombre de personnes haut placées aimeraient la mater et la faire marcher au pas. Joueuse : S’il ne fallait retenir qu’un défaut, qu’un seul vice concernant Valentina, c’est sans conteste celui-ci. La jeune femme est en effet très friande des casinos, bien qu’elle ne joue jamais des grosses sommes. Ce n’est pas tant gagner qui lui plaît. Non, ce qui la grise tient plus dans le fait de s’en remettre au hasard. De jeter les dés ou faire tourner la roulette, sans savoir ce qu’il adviendra. Un psy y verra là quelque chose de très œdipien. Comme une façon de rechercher l’amour d’un père qu’elle n’a pas connu. Quelque chose du genre, je gagne tu m’aimes, je perds tu ne m’aime pas. La Belle Otero disait en son temps : « Je n’ai que deux plaisirs dans la vie. Gagner aux jeux et perdre aux jeux. ». Il y a également un peu de ça chez Valentina. Excentrique : Elle ose tout et ne craint pas une seule seconde le ridicule. Son audace est partout. Dans sa façon de s’habiller, dans la manière très directe qu’elle a d’aborder certaines personnes ou encore dans son style de vie parfois très éloigné des bonnes convenances si chères à la mama. C’est un petit bonbon acidulé et haut en couleur. Si son côté très extravertie et exubérante peut être perçu comme une bouffée de fraîcheur, à forte dose il arrive que cela tape sur le système et fatigue. Il n’est d’ailleurs pas rare que ses collègues saturent, et lui demandent de la mettre en veilleuse. Ou au minimum, de tempérer ses enthousiasmes. En réalité, c’est un change qu’elle donne. A l’intérieur, elle est comme nous tous : en proie aux tourments. Je vais bien tout va bien. Voilà ce dont elle tente de se convaincre Valentina. Optimiste : Oui, elle préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Même quand rien ne va, quand les éléments se déchaînent ou que le sort s’acharne, elle trouve quand même la force de voir le bon côté des choses et de s’en contenter. Dieu sait qu’elle en a connu pourtant des déboires et des revers d’infortune. N’étant pas sur-humaine, il lui arrive parfois de se laisser aller et d’être tenter par les sirènes de l’inertie. Toutefois, elle est jusqu’à présent toujours parvenue à avoir le déclic pour sortir la tête de l’eau. Elle tombe, se blesse puis finalement se relève et poursuit le chemin plus revancharde que jamais. Elle sait qu’elle n’a pas à se plaindre. Il y a sans doute nettement mieux, mais il pourrait y avoir bien pire. C’est ce qu’elle parvient à se dire, une fois qu’elle a réussi à prendre un peu de recul. Charmeuse : Elle s’en défend farouchement, mais pourtant les faits sont là. Oui, Valentina aime séduire. Finalement, n’est-ce pas là la définition du métier d’acteur ou de comédien ? Séduire l’auditoire. Ces messieurs sont sensibles à cette beauté authentique. Un peu rétro et figée dans les âges. La tentation de découvrir ce qui se cache derrière ces yeux glaciers et ce flou artistique qui émane de la jeune femme, leur fait bien souvent perdre tout sens commun. Elle a la présence d’une Lana Turner. La sensualité d’une Rita Hayworth. La force de caractère d’une Louise Brooks. Oui, sans le vouloir Valentina est une femme fatale des temps modernes. Elle charme et aime sans jamais totalement se dévoiler et se donner. Seuls subsistent les effluves de bergamote et de lavande qu’elle laisse derrière elle.


j'envoie des bons baisers de paris

QUEL EST L'ENDROIT QUE TU PRÉFÈRES A PARIS ? Sans hésitation aucune, elle répond à cette question en affirmant qu’il s’agit du Théâtre de l’Odéon. Chef-d’œuvre parisien parmi les chefs-d’œuvre. Les colonnes à l’extérieur rappelant celles de l’Acropole à Athènes. Berceau historique de la comédie. Les dorures, les sièges capitonnés en velours rouges à l’intérieur. Comme un petit clin d’œil au règne de Louis XIV. Siècle qui a vu se succéder les plus grands dramaturges français. Molière, Racine, Corneille. Théâtre qui est ou a été un rite de passage obligé pour des comédiens qu’elle adore. Arletty, Arditi, Ardant. DÉCRIS LA CAPITALE EN TROIS ADJECTIFS : Frémissante, Effervescente et Bouillonnante. DÉCRIS L'AMOUR EN TROIS MOTS : Contradictoire, Total et Haineux.

AVEC DES SI, ON METTRAIT PARIS EN BOUTEILLE. ET TOI, QUEL EST LE DETAIL QUI AURAIT PU CHANGER TA VIE ? Voilà typiquement le genre de question auquel Valentina déteste répondre. Elle pense que le passé peut-être définitivement révolu, lorsqu’on décide de tirer un trait dessus. Bien sûr, si elle avait un peu plus écouté sa mère, elle donnerait probablement la réplique aux comédiens qu’elle a tant admiré, à l’heure qu’il est. Oui, si elle avait laissé un peu moins de place à sa vie de femme, jamais elle n’aurait connu les déboires qui lui ont crucifié les ailes étant jeune. Jamais elle n’aurait eu à ramer les années qui ont suivi pour tenter de joindre les deux bouts. Mais c’est trop tard. Ce qui est fait est fait. Elle a fait le choix d’arrêter. De dire stop. De tuer. Elle a payé sa dette et son tribu. D’ailleurs, elle continue et continuera de le payer jusqu’à ce que vienne son dernier souffle. C’est fini. Qu’importe si l’avenir lui réserve des rôles de composition sur les plus belles planches de France. C’est fini. Plus jamais elle n’aura la chance d’insuffler la vie.



Are you sleeping through the night ? Do you have someone to hold you tight ? Do you have someone to hang out with ? Do you have someone to hug and kiss you ? Hug and kiss you, Hug and kiss you ...
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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 22:18



Gente que luchará

Prueba y verás que siempre hay algo nuevo

« ¡ Chica ! ¡ Es una chica ! ». Oui, c’est une fille. Trois kilos six, cinquante et un centimètres. Arrivée deux semaines avant la date prévue du terme. Elle était déjà pressée et éprise de liberté Valentina. Une naissance comme beaucoup d’autres. A ceci près qu’elle n’eut pas lieu dans une clinique ou un hôpital, mais dans un cimetière. Oui, ce lieu de mémoire où ceux qui s’en sont allés trouver le repos éternel, fut le théâtre d’un heureux évènement ce 14 Février 1988. Une vie qui s’amorce, au milieu des morts. A croire qu’elle avait déjà l’âme d’une comédienne, soignant ses entrées afin qu’elles soient les plus spectaculaires possibles. Maria Magdalena Perez était loin d’imaginer ce qui l’attendait ce jour là. Pourtant en ce jour dédié aux amoureux et alors qu’elle se recueillait sur la tombe de son défunt mari, de violentes et soudaines contractions l’obligèrent à enfanter dans la douleur, comme le prêche la bible. Cette même bible qu’elle respecte plus que tout au monde, et dont elle suit à la lettre les commandements. Même si elle aurait sûrement été prête à faire une entorse à celui disant « Tu ne tueras point », pour avoir une péridurale. Une chance que deux femmes plus âgées en habits de petit veuvage dans les tons gris, furent là pour l’aider avec les moyens du bord à donner vie à celle qui portera bientôt le nom du Saint Patron de l’amour. De longues et interminables minutes allongée sur l’herbe desséchée et à peine tiède. Des minutes passées à crier et pousser, sous le regard indiscret des stèles et tombeaux de pierre ou de marbre. Elle l’a tant attendu et espéré cet enfant Maria Magdalena, mais son bonheur et sa joie sont en demi-teinte. Il manque quelqu’un. Son cher et tendre Esteban. Bien que spirituellement parlant il ne pouvait être plus près d’elle que dans ce cimetière où il gît, son absence physique lors de ce moment, qui est paraît-il le plus beau que l’on puisse vivre dans une vie, fut un véritable crève cœur pour Madame Perez.

Dieu sait pourtant qu’il l’aurait aimé cette petite pouponne aux yeux azurs. Oh oui, il aurait sûrement été un vrai papa gâteau. Un papa poule qui aurait vu d’un mauvais œil tout les garçons tournant autour de son poussin, lorsqu’ils arrivent à l’âge où les hormones commencent à les travailler. Malheureusement, la vie en a décidé autrement. Esteban Perez trouva la mort alors que sa femme en était déjà à son septième mois de grossesse. Militaire dans l’armée hispanique spécialisé dans le déminage d’engin explosif, il avait été envoyé non loin d’un petit bled perdu près de Saint-Jacques de Compostelle en Galice. Un groupe de pèlerins venait de retrouver une bombe datant de la Seconde Guerre Mondiale. Je vous laisse imaginer la suite … . L’explosion de douleur ainsi que de chagrin de Maria Magdalena lorsqu’on lui rapporta le corps de son mari, ou plutôt ce qui en restait, aurait probablement suffit pour rayer une ville de la taille de Madrid de la carte. Eh voilà résolu et expliqué, le mystère des circonstances atypiques qui accompagnent la naissance de Valentina. Au début des années 90, vivre en Galice s’apparentait à tout sauf à un conte de fée. De la poussière qui s’étale à perte de vue, des paysages de désolation post-apocalyptique, des terres qui portent encore les stigmates des incendies de naguère. Bienvenue dans l’Espagne des oubliés. Celle des laissés pour compte, et sur laquelle on jette un voile pour ne pas effrayer les touristes. Les perspectives d’avenir à l’époque ? Oh, mais c’est très simple. Elle sont au nombre de deux. Vivre de la terre ou de la pêche. Ou bien partir vers d’autres provinces voire la capitale, si l’on aspire à autre chose. Valentina aurait sans doute pu espérer mieux, en guise de décor pour la scène d’exposition de cette longue pièce qu’est sa vie. Cependant, jamais à aucun moment elle ne se plaint de sa condition. L’optimiste et la joie de vivre sont déjà ancrés en elle.

Une fillette éveillée, pleine de vie et d’énergie. Un véritable petit soleil qui apporte un peu de chaleur au cœur des habitants, écrasés par la morosité ambiante et leur condition misérable à laquelle ils aimeraient tant échapper. Un bébé volcan haut comme trois pommes dont malice, espièglerie et friponnerie constituent la lave. Une collectionneuse de bêtises, qui reprend de concert les chansons populaires voire paillardes qu’entonnent les travailleurs des champs et les marins, sans comprendre totalement le sens des couplets qu’elle fredonne. Le cadre et le côté très strict de l’école l’ennuie déjà. Elle veut être libre comme l’air. Etre la fille du vent. Etre l’oiseau rebelle que ne connaît jamais jamais de loi. Elle passe des heures et des heures sur la place de l’église de Narón. A regarder les gitanes de passage, qui dansent pieds nus sur les pavés incandescents pour quelques pesetas. Elle les envie Valentina. Un jour elle le sait, elle sera comme elles. Elle sillonnera les routes. Se vêtira de belles robes chamarrées. Tournoiera et ondulera au rythme de la mandoline et des castagnettes. Se peindra les lèvres en carmin et les yeux en charbon. Embaumera ce mélange détonant d’odeurs de bergamote, de lavande et de feu de bois. Portera tout ces bracelets. Jolis bracelets qui à leurs chevilles se balancent. « Cuando sería grande, seré como tu ». Un souhait qui ne manqua pas d’étonner la femme d’origine andalouse à l’épaisse tignasse brune. Amusée, et probablement attendrie, la danseuse nomade donna son châle à la petite Valentina et le déposa négligemment sur ses avants-bras fluets. « ¡ Vale Chica ! Mirate, te pareces a una verdadera gitana. ». Une vraie gitane ? ¡ Oh, seguro que si muchacha !. Mais … si dans la vie on n’a pas toujours ce que l’on veut, on ne fait pas non plus ce que l’on veut. Adios les rêves de pérégrinations sur les chemins de traverses, de vie en petite communauté, de danses chaloupées sur tempo de musique gypsy.

La frustration. Valentina aurait pu en éprouver à de multiples occasions. Pourtant, l’amertume, l’aigreur et l’âcreté elle n’y a jamais cédé. Tant pis, elle plie ses rêves en quatre et les range dans un petit coin de sa tête, avec l’espoir ténu qu’ils pourront peut-être revenir à l’ordre du jour plus tard. Remettons les choses dans leur contexte. Nous sommes dans la très catholique et puritaine Espagne Felipe González. Dans une petite ville de Galice, la province la plus pauvre du pays. Les modes de vie et les mentalités là-bas, sont loin d’être les mêmes que dans des grandes villes comme Madrid et Barcelone. Une femme seule, qui n’est pas mariée et avec un enfant sur les bras était aux yeux de tous une prostitué. On ne cherche pas à comprendre le pourquoi du comment, c’était comme ça à l’époque, point final. Jamais personne n’a ouvertement exprimé le fond de sa pensée devant la mère de Valentina. C’était inutile. Ou plutôt superflu, étant donné que leurs regards s’en chargeaient à leur place. On juge à Narón aussi facilement qu’on respire. On fuit comme la peste les gens de mauvaise vie. Ces gens qui portent l’opprobre, et qui pourraient à tout moment la jeter sur les blanches colombes et les grenouilles de bénitier. C’est ainsi qu’est perçue la famille Perez en cette contrée reculée et isolée de tout, ou presque. Si le temps apaise les colères, il ne rend cependant pas les jugements moins venimeux et acerbes. La vie dans cette petite ville, n’ayant à l’époque pas encore connu les joies de l’industrialisation, devenant de plus en plus intenable et irrespirable, Maria Magdalena Perez n’eut d’autre choix que de partir. Partir loin. Dans une ville si grande qu’elle et sa fille, ne seront que des inconnues noyées dans une imposante population et dont personne ne se soucie ou n’accorde une quelconque importance. Madrid aurait pu très bien faire l’affaire, mais la mère de Valentina vomit son pays natal et en est ulcérée.

Tout ici lui rappelle son défunt et regretté Esteban. Elle le sent, l’entend et le voit partout. Jusque dans les yeux de sa fille, qui est d’ailleurs sa copie conforme en terme de personnalité et de caractère. Alors que faire ? Où aller ? Où les parias, les femmes de petite vertu et les gens mis au banc de la société peuvent espérer trouver refuge ? A Paris, évidement ! Paris la décadente, Paris l’intrigante, Paris la coquette. Là-bas, on se fichera pas mal de savoir comment une femme a bien pu faire pour se retrouver mère célibataire. C’est décidé, ce sera la France, et plus précisément la ville des lumières. Valentina est encore très jeune et ne comprend pas très bien ce qui arrive. A-t-elle du chagrin ? Est-elle triste de quitter sa terre et sa maison ? Non, pas vraiment. Elle n’a pas vraiment conscience de ce que tout cela signifie, ni ne réalise l’ampleur des épreuves qui l’attendent à l’avenir. S’intégrer, se familiariser et adopter une langue étrangère. Grandir, devenir quelqu’un. Ici ou ailleurs : quelle différence ? Dans sa tête, du moment qu’elle peut continuer à être aussi libre qu’un électron, et à courir en riant à en fendre la bise soufflante : c’est tout ce qui lui importe. Elle est même plutôt pas mécontente de tout cela, elle qui a déjà des envies d’ailleurs et le secret désir de parcourir le monde. La seule chose qui l’attriste un peu, c’est de devoir quitter et dire au revoir à ces belles gitanes qui l’ont tant fascinées. Car oui, du haut de ses quatre ans Valentina sait très bien qu’elle ne les verra plus, et qu’elle ne les reverra probablement jamais. Débute alors un épique périple sur les routes du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, qu’elles remontent toutes deux à contre sens. La garrigue, les steppes arides, le franchissement périlleux des Pyrénées. Rien ne leur aura été épargné. Traveling avant, et terminus tout le monde descend à Créteil. Le choc thermique. Vous avez dit choc thermique ? Oh oui, et à tout point de vue.

Le climat, les paysages, l’attitude des gens, la langue : strictement rien ne ressemble à tout ce que Valentina a connu. A tel point qu’elle pense avoir atterri dans un autre monde, ou être tombée dans une faille spatio-temporelle qui l’aurait propulsé vers le futur. Tout ici lui écarquille des yeux grands comme des soucoupes. Ces grandes tours de verre et de béton, ces magasins regorgeant de mille et une merveilles toutes plus fascinantes les unes que les autres, ces voitures ultra modernes qui roulent toutes voiles dehors sur l’asphalte. De petites choses banales pour les autochtones, mais qui pour Valentina sont autant de sources d’émerveillement perpétuelles. Elle ne comprend pas très bien pourquoi les gens ici sont taciturnes, lunatiques et blasés de tout. Qu’ils le soient en Galice, ça passe encore, elle peut l’admettre. Mais ici, il y a tout. On ne manque de rien. Le champ des possibles est infini. Alors pourquoi cette viscérale et permanente insatisfaction, s’accroche aux français avec autant de force que la puanteur de leurs fromages ? Encore aujourd’hui, c’est quelque chose qui échappe totalement à Valentina. Elle ne se fera probablement jamais au caractère grognon et râleur des français, et à plus forte raison des parisiens. Ah, ce que la fougue et le grain de folie du peuple espagnol peut bien lui manquer par moments ! Son adolescence se résume à deux pâtés de maisons. A cette fil indienne de HLM plus où moins insalubres dans cette cité du Val-de-l’Oise. Sa mère se démène comme un beau diable pour subvenir aux besoins de sa fille, et faire en sorte qu’elle ne manque de rien. Oui, elle s’est tapée les sales boulots Madame Perez. Ceux que personne ne veut faire. Elle a déchargé des cageots sur les marchés sous la pluie battante Madame Perez. Elle a fait les ménages chez des gens, qui lui témoignaient encore moins de respect qu’à leur compagnon à quatre pattes Madame Perez. Sans jamais rien dire, sans jamais se plaindre et sans même avoir l’idée de se rebiffer.

Elle accepte son sort et sa condition, car au fond d’elle, elle sait que tout cela ne sera pas vain. Elle sait que sa fille bénéficiera d’une vie bien meilleure. Oh, elle n’est pas très exigeante Madame Perez. Tout ce qu’elle exige de sa fille c’est : « Trabaja bien a la escuela. ». Ah oui, et aussi qu’elle se trouve un mari et qu’elle lui donne pleins de petits-enfants. Même s’il y a le temps d’ici là. Hum, le problème c’est qu’entre Valentina et les études, ce n’est toujours pas l’amour fou. Ce qu’elle aime bien en revanche, c’est faire tourner la tête des garçons. Car oui depuis peu Valentina a remarqué qu’elle ne laisse personne indifférent. Aussi bien les garçons qui sont en pâmoison devant elle, que les filles qui la jalousent et lui cassent du sucre sur le dos. Les garçons de bonne famille, bien sous tous rapports et qui ne bougent pas une oreille ? Très peu pour elle. Ils sont mous, ternes, sans personnalité ni consistance. Son petit faible, c’est hélas les bad boys. Les petits caïds de banlieue, qui pour certains ont déjà un casier judiciaire. Les mâles alpha, les mecs à la main leste et les machos. Ah, ce qu’elle les aime ! Leur explosivité, leur côté chien fou et leur caractère volcanique : tout cela lui rappelle sa chère Espagne. Voilà qui explique sûrement bien des choses. Parmi ce bal de paons faisant la roue, il en est pour lequel Valentina se languie telle Donna Elvire pour l’incorrigible Don Juan. Damien. Damien et son regard ténébreux, ses fortes épaules et son irrespect pour tout et tout le monde. Damien qui a déjà bien roulé sa bosse, et pour qui la défonce et la cabale sont les deux seules raisons de vivre. Trafic de dope, vol, agression : un vrai touche à tout. Elle l’a dans la peau Valentina son Damien. Lui ? Il s’en fiche pas mal de la malheureuse pauvresse latina. Ses petits business douteux l’intéressent cent fois plus. D’ailleurs, il n’a aucun scrupule à aller voir ailleurs. Pourtant, tel un boomerang lancé au loin, il revient toujours vers Valentina.

Elle le déteste tout autant qu’elle l’aime. Ils s’embrassent, se lassent, se déchirent, s’entrelacent, se frappent, s’insultent, se caressent. L’amour physique, l’amour passionnel. Celui qui se fait haine le matin et qui devient tendresse le soir. Cet amour complexe, impossible, torturé si cher à Molière ou Racine. Valentina le vit. Valentina l’apprécie. Valentina en souffre. Et Valentina s’en fout. La marque d’un suçon au creux de son cou. Un coquard assombrissant le coin de son œil bleu lagon. C’est ça pour elle l’amour. Entre deux parties de jambes en l’air et quatre engueulades, Valentina va tout de même en cours au lycée quand ça lui chante. Plus élément perturbateur et rebelle que première de la classe, l’option atelier théâtre lui donne une bonne raison de ne pas totalement déserter les bancs de l’école. Cette ébullition de sentiments et d’émotions contradictoires, ces mélodrames amoureux destructeurs, ces tragédies qui se finissent dans le sang et les larmes : tout cela lui parle, fait écho en elle et la fait frémir au plus profond de sa chair. Ce fut lors d’une sortie au théâtre avec la petite troupe du lycée, qu’elle eut le déclic. Devant le jeu juste et vibrant des comédiens, Valentina retrouva ses yeux de petite fille émerveillée. Cette petite fille qui se voyait en gitane dansant tel un feu follet, et parcourant les routes. Ca y est. La petite Carmen en devenir vient de trouver un but à sa vie. Devenir comme eux. Comme ces hommes et ces femmes enflammant les planches. Faire rire aux éclats les gens, leur arracher des larmes et recueillir monts et merveilles d’applaudissements lorsque le rideau tombe. C’est ça qu’elle veut Valentina. Toutefois, et au risque de me répéter, dans la vie on ne fait pas toujours ce que l’on veut. D’autant plus quand des imprévus et des impondérables vous tombent dessus. A tout juste dix-sept ans, l’immigrée espagnole tombe enceinte des œuvres de son Damien. Angoisse ? Panique ? Stupéfaction ? Que nenni.

Elle s’y attendait. Au vu de sa relation chaotique et totalement inconsciente avec son amour de zonard, ce genre de chose devait fatalement finir par arriver. Un cristallin rire de petite fille fend le silence lorsqu’elle réalise. Les mains posées et caressant son ventre encore plat, Valentina est aux anges. D’emblée elle se sent l’instinct maternel. Bien sûr, cela ne sera pas un parcours de santé. Cela sera même parfois un poids, un fardeau et une plaie. Mais qu’importe, ils peuvent y parvenir. Elle le sent, elle le sait. Ils ? Oh pauvre Valentina … . Tendre naïveté. Comme tout les mecs, et à plus forte raison à cet âge, son Damien refuse d’assumer ses actes et de prendre ses responsabilités. Il ne veut rien entendre, ni rien savoir. Cet enfant, il ne veut sous aucun prétexte être son père. « Tu te démerdes. ». Tels furent ses dernières paroles avant qu’il ne la laisse plantée là et qu’il disparaisse totalement de la circulation. Et maintenant ? Que va-t-elle faire ? Elle le désire si ardemment cet enfant Valentina. Elle a déjà commencé à lui parler et lui raconter des histoires. Cependant, et pour la première fois dans sa vie, la raison et le bon sens l’emportent. Elle ne veut pas reproduire ce qu’elle a connu. L’absence d’un père. Personne ne sait aussi bien qu’elle combien il est difficile de vivre avec. Alors la mort dans l’âme et résignée, la d’ordinaire si joyeuse Valentina décide dans le plus grand secret d’avorter. Seulement, tout ne se passa pas comme prévu. Synéchie. Une sentence que la jeune femme, sur le coup éberluée, ne comprend pas. Alors, on lui explique. Il y a eu des complications. Les parois de l’utérus se sont collées. Peut-être qu’on peut y remédier chirurgicalement ? Question qu’elle pose d’une voix suppliante aux médecins, alors qu’un nœud commence à se tresser dans son estomac. Oui, on pourrait en temps normal.

Malheureusement là, il n’y a aucun moyen d’y parvenir sans compromettre les trompes ou occasionner des saignements abondants. Aucun embryon ne pourra s’implanter. Ou alors, il y aura inévitablement des fausses couches. Le couperet tombe. « Vous ne pourrez plus jamais avoir d’enfant. » Jamais … Non. Non, non, NON !!! Le choc. Valentina hurle. Pleure. Suffoque. S’arrache les cheveux par poignées. Se lacère le visage avec ses ongles jusqu’au sang. Afin qu’elle ne devienne pas un danger pour elle-même et pour les autres, on décide de la sédater et de l’hospitaliser pour dépression. 72 heures. C’est le temps qu’elle passa allongée en position fœtale, et à pleurer dans cette chambre d’hôpital plongée dans l’obscurité la plus totale. Les mains plaquées sur son ventre, et agrippant fermement la casaque médicale qu’on lui a fait revêtir. Ce ventre qui est désormais un cimetière. Tout comme celui où elle a vu le jour. La boucle est bouclée. Aussi curieux cela puisse paraître, c’est dans un rêve que Valentina trouva la force pour se relever et continuer d’avancer. Une nuit au détour d’un songe, ce ne fut autre que son idole, la comédienne Arletty qui vint lui rendre visite. Et c’est avec sa gouaille et son phrasé si caractéristique de la Belle Epoque, que la comédienne de génie lui dit : « Bah alors ma belle, qu’est qu’c’est dont qu’ces vilaines larmes ? Non, mais regad’ toi ! T’as toute la vie d’vant toi, t’es jeune et jolie comme un cœur par d’ssus le marché ! D’accord ma biche, ce qui t’est arrivé, c’est vraiment horrible pour l’coup. Une femme peut sans doute rien connaît’ de pire au cours d’sa vie. T’es au plus bas, et j’suis bien d’accord. Mais cocotte, réfléchis deux s’condes. Maint’nant que t’es au plus bas, que le pire est passé et qu’t’as survécu … bah tu peux que r’monter et connaît’ le meilleur. ».

« Alors tu vas t’sortir les doigts du cul ma biche, te lever d’ce plumard et t’donner les moyens de vivre tes rêves. Bon c’est pas le tout, mais moi faut qu’je file. Oh, eh un dernier truc ma belle. Même si tu doutes, même si t’as peur, gard’ bien en tête que j’serais toujours là et jamais bien loin. »
. Et c’est ainsi, grâce à la puissance et au mystère d’un rêve ainsi qu’aux paroles pleine de sagesse et de bon sens d’Arletty, que notre Valentina remonta doucement mais sûrement la pente. L’eau de la Seine a bien coulé sous les ponts depuis. Après cet épisode qui reste jusqu’à présent le plus tragique dans la vie de Valentina, la jeune femme s’est finalement décidée à couper de cordon et à mettre de la distance avec la mama, en montant sur la capitale. Cette relation tantôt complice tantôt conflictuelle, s’est révélait au final plus néfaste qu’autre chose pour la jeune ibère libre comme l’air. Cela ne l’empêche pas de l’appeler toute les semaines, et de redescendre une fois par mois à Créteil afin de lui rendre visite. Incapable de vivre dans la routine et le train-train quotidien, Valentina a collectionné de nombreux petits boulots sans aucun rapport. Vendeuse de fringues dans une petite boutique du Marée. Barmaid dans une boîte électro. Travail aux entrées et au vestiaire dans une autre plus cosy. Serveuse dans un café ultra chicos sur les Champs. Employée dans une animalerie. Hôtesse dans différents salons, comme celui de l’automobile. Je préfère m’arrêter, sinon on risque d’y être encore demain. Jamais à aucun moment, elle n’oublie la promesse qu’elle a fait à Arletty. Vivre ses rêves. Alors elle économise. Encore et encore. Avec l’espoir qu’un jour peut-être, elle intégrera le Cours Florent et aura la chance de devenir comédienne. Le hic, c’est que le démon du jeu s’est immiscé en elle. Les casinos sont devenus le meilleur rempart contre ses insomnies.

Elle joue, sans jamais claquer ou flamber. Des petites sommes certes, mais qui seraient sans doute plus utiles dans sa cagnotte dédiée à ses cours de comédie. Crabs et roulette agissent sur elle comme une sorte de psychothérapie ou d’antidépresseur, vis-à-vis de son IVG et de l’absence d’un père qu’elle n’a jamais connu. Inutile de vous dire qu’elle en a fait des conneries Valentina, au cours de sa vie placée sous le signe de la légèreté et de la désinvolture. Et des belles ! Sniffer de la cocaïne à même le ventre d’un homo très sympa. Coucher avec de parfaits inconnus sur ses différents lieux de travail. Ou encore, cacher la nudité de la statue en bronze de l’Hôtel de Ville avec son soutien-gorge. Aujourd’hui, elle bosse chez Vogue entant que secrétaire et réceptionniste. Pourtant, c’était loin d’être gagné. Le jour de son entretien d’embauche, allez savoir pourquoi la Directrice Artistique a cru bon de faire du zélé en s’improvisant Directrice des Ressources Humaines. On se serait cru dans une vilaine parodie du Diable s’habille en Prada. Alors que l’entrevue fut un véritable fiasco et que la puissante patronne la pria sur ton dédaigneux de débarrasser le plancher, le franc parler de Valentina lui arracha un : « Puta a perros ! ». Que l’on traduirait par un très sympathique : « Putain à chiens ! ». Alors que la femme ayant une haute opinion d’elle-même lui demanda de répéter son propos sur un ton grinçant, Valentina en bonne comédienne, se sortit de ce mauvais pas en improvisant une pirouette dans un sourire innocent et angélique : « C’est vous le boss. ». Contre toute attente, elle eut finalement le job. Si elle l’a décroché, ce n’est pas tant pour répondre au téléphone ou au courrier. Non. En réalité, c’est plutôt pour être matée, mouchée et dressée. Obéir aux va-chercher. Rester debout jusqu’à ce qu’on lui dise assis. Mais Valentina a toujours été, est et restera cet oiseau rebelle qui n’a jamais jamais connu de loin. Si tu l’emprisonnes, elle s’enfuit. Et si elle s’enfuit, alors prends garde à toi !


de paris à chez moi, il n'y a qu'un pas

PSEUDO/PRÉNOM : DSO, Yann ou Yannou (vous avez l’embarras du choix). ÂGE : 24 Printemps. SEXE : Fort, à ce qu’on dit. VILLE : Niort. RAISON(S) DE L'INSCRIPTION : Parce qu’on est bien ici. COMMENT AS-TU CONNU LVER ? : J’y suis déjà. FRÉQUENCE DE CONNEXION : Un poquito cada dia. UN DERNIER MOT ? Esto va a ser la fiesta toda la noche !



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[color=#D04040]●[/color] [b]Olivia Wilde[/b] aka [i]Valentina Perez[/i].



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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 22:29

reeeeeeeeeee



Ti amo per sempre
"Je te promets la clé des secrets de mon âme. Je te promets ma vie de mes rires à mes larmes. Je te promets le feu à la place des armes. Plus jamais des adieux rien que des au-revoir" ~ byendlesslove.

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shalimar de guerlain

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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 22:43

re bienvenue


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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 22:58

rebienvenue chez toi.
c'est un excellent choix de prélien que tu fais là.
et ta fiche est déjà remplie ! il va falloir que je me pose pour lire tout ça.


 
si loin de toi, un grain de poussière au combat. si loin de toi, un grain de poussière ici bas -----------------------------
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eden de cacharel

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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 23:29

Merci J'ai totalement craqué pour ce personnage, puis quand j'ai vu Olivia Wilde dans la liste des avatars suggérés, je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté (Si je m'étais inscrit plus tard, je pense que ça aurait sans conteste mon tout premier compte )



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MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 23:39

T'as déjà craqué  Ou est la personne qui m'a dit "non non pas encore"  
Je me penche demain sur cette nouvelle fiche  
Re bienvenue parmi nous en tout cas



Une bombe humaine sur le point d'exploser. Une cocotte-minute constamment sous pression dans laquelle bouillonnent depuis trop longtemps du ressentiment, de l'insatisfaction, une envie d'être ailleurs.
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eden de cacharel

JE RESSEMBLE À : Olivia Wilde

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PSEUDO : DSO / Yann


MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 2/2/2018, 23:42

Tu as vu ça. Comme tu le sais, cette dite personne est d'une immense faiblesse incommensurable Puis bon l'histoire du perso + les beaux yeux d'Olivia Wilde = craquage assuré



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eden de cacharel

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CRÉDITS : (ava) outlines. (sign) uc.

PSEUDO : FREAKSHOW (laurine).


MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 3/2/2018, 02:50

je l'aime trop valentina, tu gères



elle a l'ivresse de la vodka,
la folie de la tequila.
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eden de cacharel

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CRÉDITS : (av.) angel dust (gifs) tumblr (sign.) astra (icon) bonnie.

PSEUDO : b_bulle (mel).


MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 3/2/2018, 12:30

(re)bienvenue à la maison p'tit chat




volute de fumée
lya sevestre ☽ i'm never gonna let you close to me even though you mean the most to me, cause every time i open up, it hurts. so i'm never gonna get too close to you even when i mean the most to you, in case you go and leave me in the dirt ... i'm way too good at goodbyes.
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PSEUDO : DSO / Yann


MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 5/2/2018, 19:58

Merci chicas, vous êtes des amores



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black opium de ysl

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CRÉDITS : blue comet (avatar), anaëlle (signature).

PSEUDO : anaëlle, vous savez ienb.


MessageSujet: Re: Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo. 8/2/2018, 19:03

j'adore j'adore, j'adooooore ! et c'est tout ce que j'ai à dire. j'adore ta façon d'écrire (et du coup, j'adore te lire), j'adore valentina de base, et j'adore encore plus ce que tu en as fait. bref, j'adore (si t'avais pas encore compris ).
c'est un sacré bout de femme qui vaut le détour.



Paris est à toi !

Tu es officiellement validé(e)

BIENVENUE - Bravo, bravo, tu es venu(e) à bout de ta fichounette et tu as été accepté(e) à Paris !    Maintenant tu es libre de faire tes premiers pas en toute tranquillité mais pas trop quand même.      

- ✻ -

LES PETITS TRUCS A SAVOIR - Si tu débarques en solitaire mais que tu es pressé(e) de jouer parmi nous parce que tu es un fou/une folle de rp, accro jusqu'à la moelle - oui oui, on comprend ça très bien    - tu peux aller faire une demande de rp arrangé, le staff se chargera de te concocter une petite scène avec un autre membre. Mais n'hésite pas à aller te faire de nouveaux amis qui n'ont qu'une envie : t'avoir dans leur liste de liens et de rps !   T'as vu comme tout le monde est mignon ici ?   Alors ne perds pas une seconde et vas sauter à pieds joints dans le flood et/ou la chatbox pour devenir le number one du délire. Et ne t'en fais pas si tu as un peu peur de faire le premier pas : les petits timides, on leur fait de gros câlins, et on les aide à s'intégrer grâce aux mini-floods.   Du coup, tu peux dès maintenant te rendre dans ton mini-flood de groupe et ton mini-flood de rang pour rencontrer quelques membres et jouer les commères papoter un peu.    

- ✻ -

EN CE MOMENT SUR "LA VIE EN ROSE" - La partie "réalité alternative" a (enfin) été mise en place.   Alors si tu es tenté(e) de découvrir ce que serait le présent/futur de ton personnage sous différentes hypothèses, c'est dans cette zone qu'il faut aller.  

- ✻ -

LE PETIT MOT DE LA FIN - Si tu nous aimes aussi fort qu'on t'aime, tu peux voter pour nous et nous faire un peu de pub, on te fera des crêpes pour te remercier !    On est un club de folie nous, et on a hâte de partager des tas de choses avec toi (en plus des crêpes, bien sûr). En attendant, amuse-toi bien parmi nous !  


 
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Valentina Perez - No somos angles. No nos caímos del cielo.

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